S'inscrire identifiants oubliés ?

Bioacoustique et applications

Cat CC BY 2.0 via Wikimedia Commons

Le cri d'alarme des ailes

En 1871, Charles Darwin signalait l’existence de signaux non vocaux chez certains oiseaux, produits par leurs plumes, lors de leurs parades amoureuses. Des chercheurs de l’université nationale d’Australie ...

Du plastique numérique

Des chercheurs ont réussi à inscrire et lire plusieurs octets d'information stockés sur des polymères synthétiques. C'est-à-dire à une échelle 100 fois plus petite que celle des disques durs actuels.

La piste des plastiques numériques

Cela ...

Marie Curie (1867-1934)

Une scientifique d'exception

Née en Pologne à Varsovie en 1867, Marie Curie a mené toute sa carrière scientifique en France. Après de brillantes études en physique et en mathématiques, à la Sorbonne, éprise de "science pure", elle se lance dans ...

La foudre et les neutrons

(C) Thomas Bresson - Eclairs, CC BY 2.0

On sait depuis près de soixante ans que sous l’impact des « rayons cosmiques » - essentiellement des protons de haute énergie dont l’origine reste inconnue - les noyaux des atomes percutés à haute altitude éclatent en ...

Le délai de Newton-Wigner

(C) Wikimedia

Une avancée récente devrait permettre une meilleure maîtrise de la transmission de l’information par fibre optique

Un peu de réflexion
Dans une fibre ...

Prix Nobel de chimie 2017

© Martin Högbom/The Royal Swedish Academy of Sciences

Le prix Nobel de Chimie 2017 a été attribué à trois scientifiques pour leurs travaux permettant l'avènement de la cryo-microscopie électronique. Cette technique d'imagerie consiste à geler les molécules ...

Ondes gravitationnelles : du nouveau

Les ondes gravitationnelles et la Relativité générale 

Albert Einstein a révolutionné la physique moderne, d'abord en 1905 avec la théorie de la Relativité restreinte, puis en 1915 avec la théorie de la Relativité Générale. Cette dernière ...

Tchouri ou l'âge des comètes

La mission Rosetta de l'ESA a montré que la comète « Tchouri » (67P Churyumov-Gerasimenko), sur laquelle l'atterrisseur de la sonde a fini par s'écraser, est composée à près de 40 % de molécules organiques. D'après les travaux de Jean-Loup Bertaux, du Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (CNRS/UPMC/Univ. Versailles–Saint-Quentin-en-Yvelines), et Rosine Lallement, du laboratoire Galaxies, étoiles, physique et instrumentation (Observatoire de Paris/CNRS/Université Paris Diderot), ces molécules organiques auraient été formées dans le milieu interstellaire, avant la formation du système solaire.

En effet, l’on sait grâce à l’étude de la lumière des étoiles, et notamment des bandes diffuses interstellaires (« Diffuse Interstellar Bands », DIB), que des molécules organiques complexes sont présentes en quantité dans le milieu interstellaire. Dans les nuages interstellaires très denses, et notamment ceux dans lesquels une étoile va se former, les DIB ont tendance à diminuer parce que, d’après l’hypothèse émise par les deux chercheurs, les molécules organiques s’agglutinent et ne peuvent plus absorber autant de lumière. Le processus de formation des comètes, par agglutination non violente de petits grains de matières, aurait permis à ces molécules préexistantes au système solaire d’être préservées et identifiées 4,6 milliards d’années plus tard au sein de Tchouri.

Pour connaître la nature exacte de cette mystérieuse matière interstellaire, il faudra mettre sur pied une mission spatiale de collecte d’échantillons destinés à revenir sur Terre pour être analysés en laboratoire. En tout cas, si la matière organique des comètes provient bien du milieu interstellaire et qu’elle a joué un rôle dans l’apparition de la vie dur terre, rien n’interdit de penser qu’il en est de même ailleurs dans l’univers.

publié le 25 septembre 2017

En savoir plus

» lire tous les articles 1 2 3 4 5 6 7 8
sciences en ligne
exploratheque
du premier stage au premier emploi


Usines galactiques
Des usines galactiques présentes au centre de notre Galaxie sont capables de libérer des énergies colossales détectées sur Terre grâce à leur rayonnement gamma.

La Voie Lactée, un creuset énergétique

Le coeur de notre Galaxie recèle des objets tels que des vestiges de supernova, issus de l’explosion d’une étoile ; des nébuleuses à vent de pulsar, constituées par de la matière éjectée lors d’une supernova et dont l’intensité décroit du centre au bord ; ou encore un amas compact d’étoiles massives. Ces objets jouent le rôle d’accélérateurs naturels de particules cosmiques capables de libérer de très grandes énergies. Ce sont de véritables « usines » galactiques.

Pendant un temps, une supernova peut briller autant qu’une galaxie toute entière. Cela se traduit par des particules cosmiques atteignant des énergies colossales d’environ 100 téraélectronvolts (TeV), soit 1012 électronvolts (eV). A titre de comparaison, l’énergie émise par la fission d’un atome d’uranium est d'environ 200 mégaélectronvolts (MeV), soit 106 eV. Il existerait même des « usines » galactiques capables de produire des particules cosmiques dotées d'énergies beaucoup plus élevées que celles jamais produites par l’Homme, de l'ordre du pétaélectronvolt (PeV), soit 1015 eV, alors que les accélérateurs actuels n’atteignent « que » quelques dizaines de TeV.

La détection des rayons gammas

L’énergie libérée par ces « usines » galactiques se caractérise par leur rayonnement électromagnétique gamma. Ces rayonnements constitué de photons, sont détectés lorsqu’ils atteignent l’atmosphère terrestre. C’est dans ce but qu’a été réalisé, il y a environ 10 ans, le réseau de télescopes gamma HESS (High Energy Stereoscopic System), auquel contribuent le CNRS et CEA. Destiné à mesurer les rayons gamma d’origine cosmique de très grande énergie, c’est le plus grand observatoire gamma jamais construit.

Entre 2004 et 2013, les observations du HESS ont mis en évidence l’existence d’une source cosmique située au centre de la Voie Lactée, et capable d’accélérer des protons jusqu’à des énergies avoisinant le PeV. D’après les chercheurs, cette source émettrait sans interruption depuis au moins mille ans. Elle constituerait ainsi le premier « Pévatron » jamais observé. Aujourd'hui, leur étude livre ses derniers secrets.

Un trou noir au centre de notre Galaxie

Au centre de la Voie Lactée, plusieurs objets cosmiques peuvent être à l’origine d’une telle énergie. Cependant, d’après les chercheurs, la source la plus probable serait un trou noir supermassif appelé Sagittarius A. Dès lors, plusieurs régions d’accélération sont envisageables : le voisinage immédiat du trou noir ou une région plus éloignée. Dans ces zones, une fraction de matière tombant sur le trou noir est réinjectée dans l’environnement et peut initier l’accélération de particules.

Bien qu’importante, l’activité actuelle de Sagittarius A ne permet pas d’expliquer à elle seule l’intensité du rayonnement cosmique observé sur Terre. Néanmoins, à supposer que le trou noir fût plus actif dans le passé, il pourrait être à l’origine de la quasi-totalité du rayonnement cosmique galactique observé à ces énergies. Hypothèse qui alimente le débat sur l’origine de ces rayons.

Pour en savoir plus :

 

La rédaction de Sciences en Ligne
Twitter Facebook Google Plus Linkedin email