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Cassini, la descente finale

Une mission exceptionnelle

Cassini est un projet  d'exploration spatiale très ambitieux, avec une sonde qui aura passé près de 20 ans dans l'espace. La sonde Cassini elle-même est la première à être mise en orbite autour de Saturne, dont les missions Voyager ...

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Vers un nouvel outil de génie génétique

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L'ARN, acide ribonucléique constitué principalement d'un seul brin de nucléotide, est une molécule non codante ou participant à l'expression du

Observation directe d'une exoplanète

L'instrument Sphère et ses techniques de détection

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La microfluidique pour réduire la pollution

La physique de la microfluidique

La microfluidique, science des fluides au niveau du micromètre, est apparue au début des années 2000. Les phénomènes mettant en jeu les fluides existent partout dans la nature, ...

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Le modèle cosmologique à l'épreuve

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Un tamis moléculaire plus performant et vert

La purification du gaz naturel

Le gaz naturel extrait du sol a besoin que l'on élimine l'eau et le dioxyde de carbone qu'il contient, afin que seul le

Dévier les astéroïdes géocroiseurs

Quels astéroïdes nous menacent ?

Les astéroïdes sont des corps rocheux errant dans l'espace, d'un diamètre compris entre dix mètres et mille kilomètres. Plusieurs millions d'entre eux gravitent dans le système solaire, notamment entre Mars et Jupiter dans la ceinture principale d'astéroïdes, ou encore, dans la ceinture de Kuiper au-delà de Neptune. Par le jeu des perturbations gravitationnelles, leur trajectoire les fait parfois croiser notre orbite, auquel cas on les appelle des géocroiseurs. Lorsqu'il pénètrent dans l'atmosphère et atteignent la surface, il s'agit de météorites.

Comme les comètes, les astéroïdes ont contribué à l'apparition de la vie sur Terre en y apportant de l'eau et des matériaux organiques, mais ils ont aussi provoqué des destructions, directement par leur impact ou indirectement par leurs effets sur le climat et les écosystèmes. Le risque d'être touché par un astéroïde est faible à l'échelle d'une vie humaine, mais certain sur la durée, avec des effets dévastateurs s'il tombe sur une zone densément peuplée.

La communauté scientifique parvient aujourd'hui à surveiller 90% des objets célestes de plus de 1 kilomètre, 30% des astéroïdes de 160 mètres et plus et 1% des corps de plus de 30 mètres, ces derniers pouvant détruire une ville. Les efforts s'accroissent pour mieux les recenser et développer des missions permettant de réagir à leur éventuelle venue. Leur potentiel de dangerosité est classé selon l'échelle de Turin, graduée de 0 à 10, 10 signifiant une collision frontale avec la planète.

Trois techniques pour dévier un astéroïde

Pour se protéger d'une collision dangereuse, il faut s'adapter aux risques possibles. Ainsi, pour les astéroïdes de taille inférieure à 50 mètres avec un temps d'impact très court, la seule possibilité est de prédire le point d'impact et d'évacuer la zone concernée. Si l'objet est plus gros ou le temps avant l'impact plus long, trois techniques sont à l'étude pour faire dévier l'astéroïde et éviter la collision.

Pour les astéroïdes de taille inférieure à cinquante mètres avec un temps d'impact suffisant, la méthode du tracteur gravitationnel consiste à envoyer un assemblage assez massif de satellites artificiels près de l'astéroïde. La force de gravitation va alors modifier la vitesse et la trajectoire de l'astéroïde, l'envoyant sur une orbite différente de celle de la planète. Cette solution, qui nécessite des modélisations et des calculs très poussés, n'existe pour l'instant qu'à l'état de théorie.

Pour les astéroïdes de taille comprise entre cinquante mètres et plusieurs centaines de mètres, la technique de l'impacteur cinétique consiste à envoyer une fusée heurter à très grande vitesse l'astéroïde, à un endroit et avec une vitesse précise. La mission américano-européenne AIDA mettra à l'épreuve cette solution, avec l'engin autoguidé baptisé DART. En 2022, il devra percuter la lune de l'astéroïde Didymos, afin d'observer la réaction de l'objet céleste.

Pour les astéroïdes de taille supérieure à un kilomètre, la solution envisagée est de lancer une ogive nucléaire dans l'espace pour la faire exploser à proximité de l'astéroïde. Le risque est de générer plusieurs morceaux au comportement imprévisible, qui pourraient donc être plusieurs à percuter la planète en suivant leur nouvelle trajectoire. Seuls des travaux de simulation étudient cette idée, car les objets de grande taille sont quasiment tous identifiés et ne posent aucun problème pour les siècles à venir.

En savoir plus

Une sonde à l'assaut d'un astéroïde, sur Sciences en ligne

La journée mondiale des astéroïdes, sur Explorathèque

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SIDA : premier traitement préventif
Le SIDA est toujours un grave problème de santé publique et la mise au point d'un vaccin est l'objectif ultime de nombreuses recherches. Un traitement disponible en 2015 ouvre des pistes en matière de prévention.

D'après les données de surveillance de l’infection VIH en France pour l'année 2013 publiées par l’Institut National de Veille Sanitaire (INVS), les « hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes » sont les premiers à être contaminés par le virus. Ils représentent 43 % de la population porteuse du VIH, contre 24% pour les hommes ayant des rapports avec des femmes.

En 2012, l’Agence National de Recherche sur la Santé (ANRS) a lancé l’étude Ipergay. L’objectif : mettre au point un traitement de prévention ciblé. Coordonné par le Pr Jean-Michel Molina (Université Paris-Diderot, et Hôpital Saint-Louis de l’AP-HP), l'étude est conduite depuis février 2012 chez des hommes homosexuels « exposés au VIH ». Le traitement testé utilise le Truvada®, un médicament du laboratoire Gilead. Les résultats montrent une diminution de 86 % du risque d’infection par le VIH sur un échantillon de 400 personnes lorsque le traitement est pris avant, pendant et après des relations sexuelles à risques et non protégées.

Aujourd’hui, le traitement préventif est disponible à l’hôpital Saint Louis après consultation au sein du service des Maladies Infectieuses et Tropicales. Cependant, l’AP-HP rappelle que le préservatif reste le meilleur moyen de protection contre le VIH et les infections sexuellement transmissibles, aussi bien pour les hommes que pour les femmes.

Les associations ont salué l'existence de ce qui constitue l'un des premiers traitements préventifs contre le SIDA. De plus, lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2016, à l’Assemblée Nationale,  la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes a indiqué que le médicament serait remboursé à 100 % par l'assurance maladie à partir du début de l'année 2016.

 

Pour en savoir plus :

Données épidémiologiques liées au SIDA (mars 2015) l’INVS

SIDA : efficacité confirmée pour le Truvada® pris en préventif – article de l’AP-HP

Présentation de l’étude Ipergay – article de l’ANRS

Sida : vers le remboursement à 100 % du Truvada® – article de service-public.fr

La rédaction de Sciences en Ligne
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