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Les cristaux temporels

Réseaux cristallins associés à l'eau. by Psi?edelisto, based on version by Dbuckingham42 - Own work, CC BY-SA 4.0,

Cristal et brisure de symétrie 

Un cristal est un état de la matière dans lequel les atomes sont ordonnés selon une périodicité spatiale ...

Du ribose dans les météorites

Le ribose, sucre vital

L’ADN - ou acide désoxyribonucléique - est formé en particulier d’un sucre, le désoxyribose, lui-même un dérivé du ribose (C5H10O5). Plus précisément, dans le désoxyribose (C5H10O4) un groupement hydroxyle (-OH) du ribose ...

Un nouveau comportement des électrons

Cooper pairs - Tem5psu CC BY-SA
Isolants, conducteurs et semi-conducteurs

Le comportement d’un solide cristallin relativement au courant électrique, peut être celui d’un isolant, d’un semi-conducteur, d’un métal ou d’un supraconducteur. Dans les isolants, ...

Interférences et biomolécules

CC BY-SA 4.0 Alexandre Gondran
Les expériences d’interférences mettant en jeu des molécules de plus en plus grosses et lourdes révèlent que les lois de la mécanique quantique sont applicables bien au-delà du monde de « l’infiniment petit » ...

Anomalie de dilatation thermique

By Simon Mer - Own work, CC BY-SA 4.0
Généralement, les matériaux se dilatent lorsqu’ils sont chauffés. La raison en est qu’une élévation de température correspond à une augmentation de l’agitation des atomes, or cette agitation n’est pas symétrique. ...

Nucléosythèse et étoiles à neutrons

(C) NASA - Nébuleuse du Crabe, marquée par la présence d'une étoile à neutron
Mis à part quelques éléments légers comme l’hydrogène, l’hélium, le lithium… produits peu après le big bang, tous les noyaux atomiques naturels ...

Des réfrigérateurs à torsion

Impératifs environnementaux

Près de 20% de l’énergie électrique produite dans le monde est consommée par les climatiseurs, réfrigérateurs et congélateurs. De plus, ces machines frigorifiques utilisent des fluides frigorigènes dont la plupart sont des gaz ...

Les batteries au lithium pour un Nobel

De la petite électronique à la voiture électrique, la pile lithium-ion - non rechargeable - et surtout l'accumulateur - rechargeable - ont envahi notre quotidien. Sans cette technologie lithium-ion, téléphones mobiles, tablettes et autres appareils nomades n’existeraient pas ou seraient beaucoup plus lourds. Pas étonnant que cette invention ait fait l’objet du prix Nobel de chimie 2019, décerné à parts égales à John Goodenough (Américain, 97 ans), Stanley Whittingham (Britannique, 78 ans), Akira Yoshino (Japonais, 71 ans).

Une pile est toujours composée de deux bornes, les électrodes, constituées de matériaux différents. Dans les grandes lignes, voici comment fonctionne une pile. Le matériau employé à la borne négative - appelée anode - perd des électrons et produit ainsi des ions positifs, des cations : il y a oxydation. Electrons et cations se précipitent alors par deux chemins différents vers l’autre borne, celle qui est positive - appelée cathode - où ils se rejoignent. Tandis que les cations y vont par l’intérieur de la pile en traversant un liquide, un milieu pâteux, les électrons passent par le circuit extérieur et alimentent le dispositif électrique.  A la cathode, les cations récupèrent ainsi leurs électrons : il y a réduction. Bien entendu, l’aptitude des deux matériaux à céder des électrons doit être différente, afin que l’un en cède et l’autre en récolte. Cette aptitude, appelée aussi potentiel, est mesurée en volts. Plus l’écart des aptitudes est important, plus la différence de potentiel ou ddp est grande, et plus la pile possède un « voltage » élevé.

Dans le tableau périodique des éléments, le meilleur donneur est justement… le lithium qui, de plus, a le gros avantage d’être très peu dense (0,5 g/cm3). Une pile avec une anode en lithium peut donc être très légère. Malheureusement, le lithium pur, métallique, s’oxyde très facilement et peut s’enflammer voire exploser au contact de l’eau. Grâce aux recherches menées au cours des années 1970 et 1980, les premières batteries sûres au lithium voient le jour en 1991 et commencent à équiper l’électronique portable. Généralement, à l’anode, les atomes de lithium sont intercalés (insérés) dans du carbone et lors de l’usage de la pile, les cations lithium ayant quitté le carbone migrent à travers un polymère avant de s’insérer à la cathode, constituée d’oxyde de cobalt. Dans une telle configuration, la ddp peut atteindre 3 voire 4 volts. Lors de la charge, c’est le processus inverse qui a lieu.
Même si le prix Nobel de cette année vient couronner cette invention, le lithium n’a pas dit son dernier mot. En effet, un gros progrès serait réalisé lorsqu'aura été mis au point une batterie sûre avec du lithium pur à l’anode et pourquoi pas avec du fluor, qui est le meilleur receveur, à la cathode. Des prix Nobel à venir…

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du premier stage au premier emploi


L'homme augmenté et le transhumanisme
Vision nocturne, résistance aux maladies, capacités intellectuelles décuplées : c'est l'homme augmenté prôné par le transhumanisme.

@Jhonny Linder

Une idéologie controversée

Le transhumanisme est un mouvement intellectuel et culturel qui prône l'usage des sciences pour l'amélioration des capacités physiques comme mentales de l'homme. Jusqu'à présent, le progrès scientifique s'est vu fixer l'objectif d'améliorer la condition humaine en épargnant l'Homme de souffrances, de handicaps liés à la maladie ou au vieillissement. Le projet transhumaniste quant à lui n'hésite pas à envisager de faire évoluer l'Homme pour qu'il soit parfaitement adapté à son environnement et donc de créer un nouvel humain, « trans-humain ».

Le terme est introduit en 1957 par le biologiste Julian Huxley, qui le définit de la façon suivante : « Un homme qui reste un homme, mais qui se transcende lui-même en déployant de nouveaux possibles de et pour sa nature humaine ». Le mouvement transhumaniste connaît un regain grâce aux récentes avancées dans les domaines des neurosciences, de l'intelligence artificielle et des biotechnologies. Ce qui n'était que théorie devient de plus en plus envisageable, et même l'idée de vaincre la mort séduit les plus audacieux, ou les plus fous, selon le point de vue.

De l'homme modifié …

Pour augmenter ses capacités individuelles, divers moyens plus ou moins dangereux existent. D'abord, le dopage. Comme le prouve une étude du NIH, certains étudiants n'hésitent pas à utiliser des substances psychoactives telles que le tabac, l'alcool, l’héroïne ou encore les amphétamines pour leur action sur la fatigue (efface celle-ci et stimule le cerveau). Mais il ne s'agit là si l'on exclut les effets secondaires indésirables voire les séquelles, que de modifications temporaires.

Par ailleurs, la médecine produit déjà des hommes modifiés, grâce à divers dispositifs médicaux : implants électroniques dans le cerveau permettant de réguler les tremblements de la maladie de Parkinson, bras robotiques reliés au système nerveux pour remplacer un membre perdu, cœur artificiels ou encore ménisques de genou fait en matériaux bio compatibles. Sans parler de l'impression 3 D. Mais, toutes ces technologies ont des visées thérapeutiques dont l'ambition est de réparer l'homme. Toutefois, elles ouvrent la voie à d'éventuelles augmentations.

À l'homme augmenté

Pour aller encore plus loin, diverses pistes sont envisagées : la génétique d'une part, la robotique et les neurosciences d'autre part.

Grâce aux avancées récentes de la robotique et de l’intelligence artificielle, des interfaces humain-robot semblent nous rapprocher à grand pas des cyborgs, mi-hommes mi-machines. Aujourd'hui, de nombreux chercheurs tentent ainsi de créer des interfaces homme/machine dans lesquelles la commande se fait par la pensée.

Les progrès de la génétique et notamment l'outil CRISPR-Cas9 fournissent une piste aussi radicale que controversée. Ces « ciseaux moléculaires » permettent en effet d'intervenir au niveau de l'ADN pour inactiver certains gènes ou en insérer de nouveaux. Cette technique pourrait par exemple permettre d'inactiver le gène CFTR, responsable de la mucoviscidose. Plus généralement, certains tenants du transhumanisme envisagent de modifier génétiquement les êtres humain au moment de la fécondation afin de prévenir les maladies génétiques ou le handicap. Voire de maîtriser l'ensemble du patrimoine génétique comme dans la fiction 'Bienvenue à Gattaca'.

Des avancées controversées

Les possibilités pour créer l'homme augmenté sont multiples. De nombreuses compagnies de la Silicon Valley (Etats-Unis, Californie) prennent la question très au sérieux. Ces développement posent le problème de l'équité quant à l'accès à ces dispositifs, mais surtout à leur acceptabilité au plan éthique. En effet, en la matière, toute augmentation des performances risque de faire des émules de par les avantages concurrentiels qu'elle peut procurer.

Les visées eugénistes sont majoritairement condamnées par la communauté scientifique internationale. Du reste, la majorité des États n'autorisent pas les expérimentations sur les embryons humains, même si certaines dérives ont été annoncées, tel le scandale des jumelles chinoises OGM résistantes au virus du sida

                                                                                                                          24/06/19
                                                                                                             Juliette Torregrosa

Pour en savoir plus :

Dossier du journal : Campus, Université de genève juin 2019, n°137:dossier

Réflexions autours du transhumanisme : https://iatranshumanisme.com/2016/06/04/transhumanisme-homme-augmente-quelles-limites-therapeutiques-techniques-ethiques/

Site de l'association française de transhumanisme :https://transhumanistes.com/homme-augmente/

Extrait du magazine d'IBM traitant de l'IA et des robots : https://lesclesdedemain.lemonde.fr/dossiers/l-homme-augmente-une-r-evolution-de-taille-_f-182.html

A propos du transhumanisme : du CNRS : societe/limposture-du-transhumanisme-13364.php

CNRS: https://lejournal.cnrs.fr/billets/transhumanisme-de-lillusion-a-limposture

Science et avenir exemple d'une interface humain/machine (bras bionique) : https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/un-bras-robotique-controlable-par-la-pensee-pour-devenir-multitache_126393

Coeur artificiel : http://sciences-en-ligne.net/news/item/58

Imprimante 3D et organes artificiels :http://sciences-en-ligne.net/news/item/63

Ménisque artificiel : http://sciences-en-ligne.net/news/item/185

Juliette Torregrosa
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