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Anomalie de dilatation thermique

By Simon Mer - Own work, CC BY-SA 4.0
Généralement, les matériaux se dilatent lorsqu’ils sont chauffés. La raison en est qu’une élévation de température correspond à une augmentation de l’agitation des atomes, or cette agitation n’est pas symétrique. ...

Nucléosythèse et étoiles à neutrons

(C) NASA - Nébuleuse du Crabe, marquée par la présence d'une étoile à neutron
Mis à part quelques éléments légers comme l’hydrogène, l’hélium, le lithium… produits peu après le big bang, tous les noyaux atomiques naturels ...

Des réfrigérateurs à torsion

Impératifs environnementaux

Près de 20% de l’énergie électrique produite dans le monde est consommée par les climatiseurs, réfrigérateurs et congélateurs. De plus, ces machines frigorifiques utilisent des fluides frigorigènes dont la plupart sont des gaz ...

Les batteries au lithium pour un Nobel

De la petite électronique à la voiture électrique, la pile lithium-ion - non rechargeable - et surtout l'accumulateur - rechargeable - ont envahi notre quotidien. Sans cette technologie lithium-ion, téléphones mobiles, tablettes et autres appareils nomades n’existeraient pas ou seraient ...

Du champagne supersonique

Physique du bouchon de champagne

Tout le monde le sait, lorsqu’une bouteille de champagne est débouchée, le bouchon est souvent violemment propulsé… ce qui peut être dangereux s’il percute l’œil. La raison pour laquelle le bouchon saute à environ 50 km/h vient ...

Le matériau le plus noir du monde

Si vous pensiez qu’obtenir un noir intense était chose facile, vous vous trompiez. Depuis de nombreuses années, artistes et scientifiques cherchent la formule du véritable noir, ou du moins à s'en approcher. Par noir véritable, entendez une surface qui ne renverrait aucun rayon lumineux. Actuellement, ...

Organes sur puce, vers un futur bionique ?

Imaginez une puce tenant dans la main qui renfermerait un micro-poumon ? Science fiction ? Fantasme de savant fou ? Absolument pas, il s'agit de choses bien réelles et déjà brevetées ! Apparus courant 2010, les organes sur puce ...

50 ans de Lune

© NASA, 1968

Apollo, conquête spatiale et apports scientifiques

"Un petit pas pour l'homme, mais un grand pas pour l'humanité", les mots de Neil Armstrong sont restés dans l'Histoire, comme l’empreinte de la chaussure de Buzz Aldrin restera sur la Lune pendant des milliers d’années.
L'exploration de la Lune fut l'objet d'un enjeu politique et technologique majeur du XXe siècle, mais le coût financier exorbitant (150 milliards de dollars pour le programme Apollo, l'équivalent du coût de l'ISS pour 5 agences spatiales sur 20 ans) aura raison de ces projets à la fin des années 70, et ce malgré d'importantes retombées scientifiques.
Les analyses des échantillons récoltés révélèrent en effet une étrange similarité entre la composition isotopique des roches lunaires et celles de notre planète, avec une quantité notable d'éléments réfractaires (à haute température de vaporisation) sur notre satellite. Ces analyses viennent étayer l'hypothèse de « l'impact géant », qui suppose la collision d'un planètoïde de la taille de Mars avec la Terre, aboutissant à la formation de la Lune par accrétion des débris il y a 4,5 milliards d'années.
Cependant, ces échantillons ne sont pas représentatifs de la totalité de la Lune, sur laquelle de nombreuses zones restent inexplorées.
 

La course reprend, les découvertes aussi

Or, ces données sur les ressources et l'exploitabilité de la Lune sont cruciales dans le contexte moderne. Depuis les années 1990, ce sont donc des sondes qui ont repris l'exploration.
Avec la détection de glace au fond des cratères polaires par la sonde américaine Lunar Reconnaissance Orbiter en 2009, la possibilité d'utiliser l'eau et l'oxygène lunaire pour ravitailler les futurs explorations spatiales, voire de fabriquer directement les ergols de propulsion (hydrogène et oxygène liquides) a fait son chemin dans l’esprit des scientifiques, pour qui la face cachée et les pôles sont les nouveaux horizons de l’exploration lunaire.
Ainsi, l'alunissage du rover chinois Chang'e-4 sur la face cachée, en janvier 2019 devrait permettre d’en savoir plus sur l’exploitabilité des ressources de la Lune. Le retour des échantillons est prévu en fin d'année.

La Lune, tremplin de l'exploration spatiale

Tandis que des sondes et des atterrisseurs partent pour Mars, la NASA prépare la capsule Orion et la mission Artemis, qui prévoit de placer un équipage en orbite lunaire dans les années 2020 et de retourner sur son sol en 2024.
En associant cette capsule habitable au projet de Lunar Orbital Platform – Gateway, sorte d'ISS orbitant autour de la Lune, les Américains ont pour ambition de créer une véritable usine déstinée à la fabrication d'engins spatiaux, en prospectant le sol lunaire. Elle fera aussi office de base arrière de secours pour toute future installation humaine permanente, comme l’ambitieux « Moon Village » de L’ESA, sur le pôle Sud lunaire. Ces missions sont aussi des test d’autonomie, afin de préparer les futurs grandes expéditions vers Mars, qui seront longues de plusieurs années et où les astronautes seront appelés à décider et à agir seuls.

Pour en savoir plus sur la Lune: Histoire, projets à venir, sciences

 

Représentation d'artiste de la station Gateway et du vaisseau Orion en approche.

Représentation d'artiste de la station Gateway et du vaisseau Orion en approche.

© NASA

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L'homme augmenté et le transhumanisme
Vision nocturne, résistance aux maladies, capacités intellectuelles décuplées : c'est l'homme augmenté prôné par le transhumanisme.

@Jhonny Linder

Une idéologie controversée

Le transhumanisme est un mouvement intellectuel et culturel qui prône l'usage des sciences pour l'amélioration des capacités physiques comme mentales de l'homme. Jusqu'à présent, le progrès scientifique s'est vu fixer l'objectif d'améliorer la condition humaine en épargnant l'Homme de souffrances, de handicaps liés à la maladie ou au vieillissement. Le projet transhumaniste quant à lui n'hésite pas à envisager de faire évoluer l'Homme pour qu'il soit parfaitement adapté à son environnement et donc de créer un nouvel humain, « trans-humain ».

Le terme est introduit en 1957 par le biologiste Julian Huxley, qui le définit de la façon suivante : « Un homme qui reste un homme, mais qui se transcende lui-même en déployant de nouveaux possibles de et pour sa nature humaine ». Le mouvement transhumaniste connaît un regain grâce aux récentes avancées dans les domaines des neurosciences, de l'intelligence artificielle et des biotechnologies. Ce qui n'était que théorie devient de plus en plus envisageable, et même l'idée de vaincre la mort séduit les plus audacieux, ou les plus fous, selon le point de vue.

De l'homme modifié …

Pour augmenter ses capacités individuelles, divers moyens plus ou moins dangereux existent. D'abord, le dopage. Comme le prouve une étude du NIH, certains étudiants n'hésitent pas à utiliser des substances psychoactives telles que le tabac, l'alcool, l’héroïne ou encore les amphétamines pour leur action sur la fatigue (efface celle-ci et stimule le cerveau). Mais il ne s'agit là si l'on exclut les effets secondaires indésirables voire les séquelles, que de modifications temporaires.

Par ailleurs, la médecine produit déjà des hommes modifiés, grâce à divers dispositifs médicaux : implants électroniques dans le cerveau permettant de réguler les tremblements de la maladie de Parkinson, bras robotiques reliés au système nerveux pour remplacer un membre perdu, cœur artificiels ou encore ménisques de genou fait en matériaux bio compatibles. Sans parler de l'impression 3 D. Mais, toutes ces technologies ont des visées thérapeutiques dont l'ambition est de réparer l'homme. Toutefois, elles ouvrent la voie à d'éventuelles augmentations.

À l'homme augmenté

Pour aller encore plus loin, diverses pistes sont envisagées : la génétique d'une part, la robotique et les neurosciences d'autre part.

Grâce aux avancées récentes de la robotique et de l’intelligence artificielle, des interfaces humain-robot semblent nous rapprocher à grand pas des cyborgs, mi-hommes mi-machines. Aujourd'hui, de nombreux chercheurs tentent ainsi de créer des interfaces homme/machine dans lesquelles la commande se fait par la pensée.

Les progrès de la génétique et notamment l'outil CRISPR-Cas9 fournissent une piste aussi radicale que controversée. Ces « ciseaux moléculaires » permettent en effet d'intervenir au niveau de l'ADN pour inactiver certains gènes ou en insérer de nouveaux. Cette technique pourrait par exemple permettre d'inactiver le gène CFTR, responsable de la mucoviscidose. Plus généralement, certains tenants du transhumanisme envisagent de modifier génétiquement les êtres humain au moment de la fécondation afin de prévenir les maladies génétiques ou le handicap. Voire de maîtriser l'ensemble du patrimoine génétique comme dans la fiction 'Bienvenue à Gattaca'.

Des avancées controversées

Les possibilités pour créer l'homme augmenté sont multiples. De nombreuses compagnies de la Silicon Valley (Etats-Unis, Californie) prennent la question très au sérieux. Ces développement posent le problème de l'équité quant à l'accès à ces dispositifs, mais surtout à leur acceptabilité au plan éthique. En effet, en la matière, toute augmentation des performances risque de faire des émules de par les avantages concurrentiels qu'elle peut procurer.

Les visées eugénistes sont majoritairement condamnées par la communauté scientifique internationale. Du reste, la majorité des États n'autorisent pas les expérimentations sur les embryons humains, même si certaines dérives ont été annoncées, tel le scandale des jumelles chinoises OGM résistantes au virus du sida

                                                                                                                          24/06/19
                                                                                                             Juliette Torregrosa

Pour en savoir plus :

Dossier du journal : Campus, Université de genève juin 2019, n°137:dossier

Réflexions autours du transhumanisme : https://iatranshumanisme.com/2016/06/04/transhumanisme-homme-augmente-quelles-limites-therapeutiques-techniques-ethiques/

Site de l'association française de transhumanisme :https://transhumanistes.com/homme-augmente/

Extrait du magazine d'IBM traitant de l'IA et des robots : https://lesclesdedemain.lemonde.fr/dossiers/l-homme-augmente-une-r-evolution-de-taille-_f-182.html

A propos du transhumanisme : du CNRS : societe/limposture-du-transhumanisme-13364.php

CNRS: https://lejournal.cnrs.fr/billets/transhumanisme-de-lillusion-a-limposture

Science et avenir exemple d'une interface humain/machine (bras bionique) : https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/un-bras-robotique-controlable-par-la-pensee-pour-devenir-multitache_126393

Coeur artificiel : http://sciences-en-ligne.net/news/item/58

Imprimante 3D et organes artificiels :http://sciences-en-ligne.net/news/item/63

Ménisque artificiel : http://sciences-en-ligne.net/news/item/185

Juliette Torregrosa
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