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Sommes-nous seuls dans l'univers ?

Un peu d'histoire

A l'aube de la civilisation, la vie extraterrestre est envisagée par le prisme des dieux et divinités. Les Incas pratiquent des sacrifices, et les Aztèques tracent de grandes figures au sol destinées ...

Une demi-vie qui dépasse l'âge de l'univers

Construit 1500 m sous le sol italien, le Laboratoire National de San Grasso (LNSG) accueille le détecteur XENON1T, résultat de la collaboration internationale de plus de 160 chercheurs venus d'Europe, des États-Unis et du Moyen Orient. Le 29 avril 2019, ils annonçaient l'observation de la désintégration ...

Bio-plastique et Crustacés

@FranklinMedina

Depuis quelques années, les bioplastiques représentent un enjeu environnemental et économique majeur. Le terme bioplastique englobe les plastiques bio-sourcés, c'est-à-dire qui proviennent de matière organique, et des plastiques d'origine fossile, mais biodégradables. ...

L'homme augmenté et le transhumanisme

@Jhonny Linder

Une idéologie controversée

Le transhumanisme est un mouvement intellectuel et culturel qui prône l'usage des sciences pour l'amélioration des capacités physiques comme mentales de l'homme. Jusqu'à présent, le progrès ...

Lithium et troubles bipolaires

Une action à élucider

Les troubles bipolaires se traduisent par une vie rythmée d'épisodes de dépression entrecoupés de phases maniaques, c'est-à-dire d'états de grande excitation pathologique. Sur le long terme, on observe une perte de la matière ...

Un gel reconstructeur

© Wiki Commons

 

Un espoir pour réparer les tissus

Une équipe de chercheurs de l’Université Johns Hopkins School of Medecine à Baltimore (États-Unis) a développé un gel qui mime la micro-architecture et les propriétés ...

Mars a tremblé

© Wiki Commons 

 

6 avril 2019. Le détecteur sismique SEIS (Seismic Experiment for Interior Structure) de la sonde spatiale martienne InSight relève un signal sismique (sol 128, c'est-à-dire après 128 jours passés sur le sol martien) faible mais distinct. D’autres signaux ...

Une nouvelle espèce d’hominidé découverte aux

© Wiki Commons 

Découverts sur l’île de Luzon, dans la grotte de Callao aux Philippines, des fossiles vieux de plus de 50 000 ans ont entraîné une véritable effervescence. Menées par l'University of the Philippines, l'Australian National University et le Muséum National d'Histoire Naturelle à Paris, les recherches ont permis de mettre au jour des restes fossiles appartenant à deux adultes et un enfant : des dents, des phalanges d’orteils et de doigts, un fémur d’enfant.

Un nouvel hominidé et de nouvelles questions

« En 2007 à Callao, un niveau d’occupation humaine a été découvert à près de 3 mètres sous la surface. Il y avait beaucoup d’ossements et de dents d’animaux et également un os de pied de morphologie humaine. Une publication est écrite en 2010. D’autres fouilles sont menées en 2009, 2011 et 2015. La plupart des fossiles ont été découverts lors des fouilles de 2011. Les analyses, comme les datations et les comparaisons des fossiles faisant appel aux techniques d’imagerie 3D, ont ensuite été réalisées. Cela prend énormément de temps. Nous avons soumis notre article à Nature en décembre 2017, et il a été publié en avril 2019» explique Florent Détroit paléontologue, maître de conférence au Muséum National d’Histoire Naturelle et l’un des découvreurs d’Homo luzonensis.

« Les fossiles humains retrouvés sont très différents de ce que l’on connaissait déjà, cela justifie la création d’une nouvelle espèce. Ils montrent en effet un Homme petit, ce qui est à l’opposé des Hommes de la même époque » explique Antoine Balzeau, chercheur au CNRS et au Muséum National d’Histoire Naturelle en Histoire naturelle de l’Homme préhistorique. De telles informations ont notamment pu être tirées des dents retrouvées, très petites et présentant une morphologie très particulière.

Homo luzonensis n’est pas un ancêtre direct de l’Homme moderne, mais les restes de pieds et de mains ressemblent fortement à ceux des Australopithèques. Or, ceux-ci ont disparu d’Afrique il y plus de deux millions d’années. Homo luzonensis est-il un descendant des Australopithèques ou ses caractères s’expliquent-ils par leur évolution caractérisée par un long isolement sur l’île ? « Il existe une ressemblance morphologique avec l’Australopithèque, notamment au niveau des phalanges. Il reste de nombreux travaux à faire pour mieux comprendre cette ressemblance. Mais l’Australopithèque et Homo luzonensis sont totalement déconnectés dans le temps et l’espace, ils n’ont pas de relation directe» selon Antoine Balzeau.

Une carcasse fossile de rhinocéros portant des marques de boucherie et des outils en pierre datés de 700 000 ans ont également été découverts près de la grotte de Callao, confirmant la présence très ancienne de l’Homme sur l’île de Luzon.  « La vision de l’évolution de l’Homme en Asie est totalement modifiée avec les récentes découvertes. Celle-ci est plus complexe mais surtout bien plus intéressante » ajoute Florent Détroit.

La méthode de datation

Les restes ont été datés grâce à la méthode des séries de l’uranium. L’uranium est soluble dans l’eau, il se désintègre lentement pour se transformer en un de ses isotopes. Celui-ci se désintègre ensuite en thorium, insoluble dans l’eau. L’eau contient donc de l’uranium et de son isotope, mais pas de thorium. Lorsqu’un objet est en contact avec de l’eau, il piège l’uranium dissout dans l’eau. A l’origine, ce matériau contient seulement de l’uranium. La dégradation de l’uranium et de son isotope entraîne la formation de thorium. On peut donc dater un objet en calculant la quantité de thorium présent.

Florent Détroit est l’un des découvreur d’Homo luzonensis : « La seule technique de datation qui a fonctionné est la technique des séries de l’uranium, notamment parce que l’âge des fossiles se situe au-delà de la limite de la méthode du carbone 14 (environ 40 000 ans). Elle a été appliquée à certains fossiles humains, mais aussi à deux dents de cervidés de la même couche» .

 

 

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L'homme augmenté et le transhumanisme
Vision nocturne, résistance aux maladies, capacités intellectuelles décuplées : c'est l'homme augmenté prôné par le transhumanisme.

@Jhonny Linder

Une idéologie controversée

Le transhumanisme est un mouvement intellectuel et culturel qui prône l'usage des sciences pour l'amélioration des capacités physiques comme mentales de l'homme. Jusqu'à présent, le progrès scientifique s'est vu fixer l'objectif d'améliorer la condition humaine en épargnant l'Homme de souffrances, de handicaps liés à la maladie ou au vieillissement. Le projet transhumaniste quant à lui n'hésite pas à envisager de faire évoluer l'Homme pour qu'il soit parfaitement adapté à son environnement et donc de créer un nouvel humain, « trans-humain ».

Le terme est introduit en 1957 par le biologiste Julian Huxley, qui le définit de la façon suivante : « Un homme qui reste un homme, mais qui se transcende lui-même en déployant de nouveaux possibles de et pour sa nature humaine ». Le mouvement transhumaniste connaît un regain grâce aux récentes avancées dans les domaines des neurosciences, de l'intelligence artificielle et des biotechnologies. Ce qui n'était que théorie devient de plus en plus envisageable, et même l'idée de vaincre la mort séduit les plus audacieux, ou les plus fous, selon le point de vue.

De l'homme modifié …

Pour augmenter ses capacités individuelles, divers moyens plus ou moins dangereux existent. D'abord, le dopage. Comme le prouve une étude du NIH, certains étudiants n'hésitent pas à utiliser des substances psychoactives telles que le tabac, l'alcool, l’héroïne ou encore les amphétamines pour leur action sur la fatigue (efface celle-ci et stimule le cerveau). Mais il ne s'agit là si l'on exclut les effets secondaires indésirables voire les séquelles, que de modifications temporaires.

Par ailleurs, la médecine produit déjà des hommes modifiés, grâce à divers dispositifs médicaux : implants électroniques dans le cerveau permettant de réguler les tremblements de la maladie de Parkinson, bras robotiques reliés au système nerveux pour remplacer un membre perdu, cœur artificiels ou encore ménisques de genou fait en matériaux bio compatibles. Sans parler de l'impression 3 D. Mais, toutes ces technologies ont des visées thérapeutiques dont l'ambition est de réparer l'homme. Toutefois, elles ouvrent la voie à d'éventuelles augmentations.

À l'homme augmenté

Pour aller encore plus loin, diverses pistes sont envisagées : la génétique d'une part, la robotique et les neurosciences d'autre part.

Grâce aux avancées récentes de la robotique et de l’intelligence artificielle, des interfaces humain-robot semblent nous rapprocher à grand pas des cyborgs, mi-hommes mi-machines. Aujourd'hui, de nombreux chercheurs tentent ainsi de créer des interfaces homme/machine dans lesquelles la commande se fait par la pensée.

Les progrès de la génétique et notamment l'outil CRISPR-Cas9 fournissent une piste aussi radicale que controversée. Ces « ciseaux moléculaires » permettent en effet d'intervenir au niveau de l'ADN pour inactiver certains gènes ou en insérer de nouveaux. Cette technique pourrait par exemple permettre d'inactiver le gène CFTR, responsable de la mucoviscidose. Plus généralement, certains tenants du transhumanisme envisagent de modifier génétiquement les êtres humain au moment de la fécondation afin de prévenir les maladies génétiques ou le handicap. Voire de maîtriser l'ensemble du patrimoine génétique comme dans la fiction 'Bienvenue à Gattaca'.

Des avancées controversées

Les possibilités pour créer l'homme augmenté sont multiples. De nombreuses compagnies de la Silicon Valley (Etats-Unis, Californie) prennent la question très au sérieux. Ces développement posent le problème de l'équité quant à l'accès à ces dispositifs, mais surtout à leur acceptabilité au plan éthique. En effet, en la matière, toute augmentation des performances risque de faire des émules de par les avantages concurrentiels qu'elle peut procurer.

Les visées eugénistes sont majoritairement condamnées par la communauté scientifique internationale. Du reste, la majorité des États n'autorisent pas les expérimentations sur les embryons humains, même si certaines dérives ont été annoncées, tel le scandale des jumelles chinoises OGM résistantes au virus du sida

                                                                                                                          24/06/19
                                                                                                             Juliette Torregrosa

Pour en savoir plus :

Dossier du journal : Campus, Université de genève juin 2019, n°137:dossier

Réflexions autours du transhumanisme : https://iatranshumanisme.com/2016/06/04/transhumanisme-homme-augmente-quelles-limites-therapeutiques-techniques-ethiques/

Site de l'association française de transhumanisme :https://transhumanistes.com/homme-augmente/

Extrait du magazine d'IBM traitant de l'IA et des robots : https://lesclesdedemain.lemonde.fr/dossiers/l-homme-augmente-une-r-evolution-de-taille-_f-182.html

A propos du transhumanisme : du CNRS : societe/limposture-du-transhumanisme-13364.php

CNRS: https://lejournal.cnrs.fr/billets/transhumanisme-de-lillusion-a-limposture

Science et avenir exemple d'une interface humain/machine (bras bionique) : https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/un-bras-robotique-controlable-par-la-pensee-pour-devenir-multitache_126393

Coeur artificiel : http://sciences-en-ligne.net/news/item/58

Imprimante 3D et organes artificiels :http://sciences-en-ligne.net/news/item/63

Ménisque artificiel : http://sciences-en-ligne.net/news/item/185

Juliette Torregrosa
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