S'inscrire identifiants oubliés ?

50 ans de Lune

© NASA, 1968

Apollo, conquête spatiale et apports scientifiques

"Un petit pas pour l'homme, mais un grand pas pour l'humanité", les mots de Neil Armstrong sont restés dans l'Histoire, comme l’empreinte de la chaussure de Buzz Aldrin restera sur la Lune ...

CRISPR-Cas9, une révolution et des dérives

Une modification aux effets secondaires indésirés

En novembre 2018, un scientifique chinois révélait au monde entier qu'il avait réussi à créer des bébés génétiquement modifiés. Cet apprenti Frankenstein a modifié in vitro un

Sommes-nous seuls dans l'univers ?

Un peu d'histoire

A l'aube de la civilisation, la vie extraterrestre est envisagée par le prisme des dieux et divinités. Les Incas pratiquent des sacrifices, et les Aztèques tracent de grandes figures au sol destinées ...

Une demi-vie qui dépasse l'âge de l'univers

Construit 1500 m sous le sol italien, le Laboratoire National de San Grasso (LNSG) accueille le détecteur XENON1T, résultat de la collaboration internationale de plus de 160 chercheurs venus d'Europe, des États-Unis et du Moyen Orient. Le 29 avril 2019, ils annonçaient l'observation de la désintégration ...

Bio-plastique et Crustacés

@FranklinMedina

Depuis quelques années, les bioplastiques représentent un enjeu environnemental et économique majeur. Le terme bioplastique englobe les plastiques bio-sourcés, c'est-à-dire qui proviennent de matière organique, et des plastiques d'origine fossile, mais biodégradables. ...

L'homme augmenté et le transhumanisme

@Jhonny Linder

Une idéologie controversée

Le transhumanisme est un mouvement intellectuel et culturel qui prône l'usage des sciences pour l'amélioration des capacités physiques comme mentales de l'homme. Jusqu'à présent, le progrès ...

Lithium et troubles bipolaires

Une action à élucider

Les troubles bipolaires se traduisent par une vie rythmée d'épisodes de dépression entrecoupés de phases maniaques, c'est-à-dire d'états de grande excitation pathologique. Sur le long terme, on observe une perte de la matière ...

Un gel reconstructeur

© Wiki Commons

 

Un espoir pour réparer les tissus

Une équipe de chercheurs de l’Université Johns Hopkins School of Medecine à Baltimore (États-Unis) a développé un gel qui mime la micro-architecture et les propriétés mécaniques des tissus mous. Ce gel permettrait de guérir plus vite et sans déformation ni cicatrice. Testé sur des rats et des lapins, il a montré une nette amélioration de la cicatrisation. Il pourra être utilisé après des excisions de tumeur, des malformations congénitales, des brûlures, des blessures importantes ou même contre le vieillissement. Injectable par aiguille, il serait beaucoup moins traumatisant pour les patients que les transplantations de peau utilisées depuis une quinzaine d'années. Elles nécessitent en effet le prélèvement de tissus sur une autre partie du corps, laissant de nombreuses cicatrices. Dans certains cas, des implants synthétiques de peau sont utilisés mais les cellules immunitaires réagissent mal et rejettent parfois l’implant, provoquant, là aussi, des cicatrices.« Dans les greffes de peau il n’y a que l’épiderme qui est recréé ce qui ne permet pas de souplesse. Il faut un derme artificiel pour reconstruire une peau totale» explique Michael Atlan, chef de service à l'APHP au service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, microchirurgie, régénération tissulaire et chercheur au laboratoire LVTS de BICHAT INSERM et membre du centre de recherche De St Antoine du Pr Bruno Feve, spécialisé dans l'étude du tissu graisseux . « On peut aussi utiliser des tissus animaux décellularisés pour construire une architecture 3D. Cette technique est souvent utilisée en reconstruction mammaire. »

Une matrice en nanofibres

Ce gel est composé de nanofibres en polymère biodégradable (nanofibres de polycaprolactone). Ce type de polymère était déjà connu et utilisé pour réaliser les points de suture. Les nanofibres sont similaires à la matrice extracellulaire. La matrice extracellulaire est une structure située à l'extérieur des cellules. Elle fournit un support structurel pour les cellules et les tissus et sert de ciment intercellulaire. « La polycaprolactone est très utile car elle se résorbe. Elle maintient l’architecture le temps que se fixent les cellules » ajoute Michael Atlan. Cependant, elles ne sont pas injectables et ne produisent pas le volume ni les propriétés mécaniques nécessaires à la reconstruction tissulaire. C’est pourquoi les nanofibres de polymères sont imbibées d’acide hyaluronique. Selon le chirurgien, « l’acide hyaluronique est un composant naturel de la matrice extracellulaire. Il facilite la reconstruction des tissus et leur hydratation ". Il était déjà utilisé par les chirurgiens pour aider la cicatrisation des petites blessures. Il se lie aux macrophages (cellules immunitaires) ce qui permet de lutter contre l’inflammation. Il induit aussi une angiogenèse (création de nouveaux vaisseaux sanguins). Après l’injection, le gel crée des liaisons entre l’acide hyaluronique et les cellules. Cela entraîne la création d’une matrice élastique, squelette permettant aux cellules du corps humain de se greffer dessus. « Le gel sera injecté en complément de cellules souches qui viendront coloniser la matrice» explique Michael Atlan. Cette structure poreuse laisse passer les cellules utiles à la cicatrisation et favorise l’angiogenèse. « L’alliance d’une matrice 3D avec des cellules souches permet de recréer un derme. Les cellules souches sont issues de la graisse, elles se différencient pour s’adapter au receveur » conclut Michael Atlan.

 

En savoir plus :

» lire tous les articles 1 2 3 4 5 6 7 8
sciences en ligne
exploratheque
du premier stage au premier emploi


Première image d'un trou noir
Le 10 avril 2019, l'Event Horizon Telescope (EHT) dévoile au public la première image d’un trou noir

© Event Horizon Telescope Collaboration

Les moyens d'observation

C’est grâce à la collaboration de plus de 200 scientifiques, que la première image d’un trou noir a pu être publiée. Le « cliché » du trou noir de la galaxie Messier 87 (M87), située à 53 millions d’années lumières de la Terre, a été obtenu en utilisant l’Event Horizon Telescope (EHT), un regroupement de huit télescopes implantés dans le monde entier. L'EHT repose sur la technique d’interférométrie à très longue base, qui exploite la rotation de la Terre, avec des télescopes synchronisés par des horloges atomiques et formant un seul télescope virtuel de très grande dimension.
La résolution de l'EHT est telle que si ce télescope virtuel se trouvait à Paris, en le pointant sur New-York, on pourrait sans problème y lire un journal. Une fois combinées, les informations fournies par les télescopes de l’EHT ont été traitées par des superordinateurs du Max Planck Institute for Radio Astronomy et du MIT Haystack Observatory, situés respectivement en Allemagne et aux États-Unis. La production d'images à partir des données collectées s'appuie sur des algorithmes spécifiques. « L’image ainsi obtenue est en fausse couleur car les observations ont été faites dans le domaine radio du rayonnement électromagnétique », nous éclaire Jean-Pierre Luminet, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS.

L'hypothèse du trou noir

L’image montre un anneau rouge orangé, correspondant au disque d’accrétion du trou noir. Ce disque est constitué de gaz et de poussières accélérés à une vitesse proche de celle de la lumière aux abords du trou noir. Sur ce fond brillant se détache une région centrale, circulaire et obscure : c’est l’ombre du trou noir, qui résulte de la déviation des rayons lumineux. Le champ gravitationnel extrêmement fort créé par le trou noir courbe l’espace-temps et capture la lumière. «La partie la plus brillante est due à l’effet d’amplification produit par le trou noir. Cela engendre une dissymétrie, la partie la plus brillante étant la plus proche de l’observateur» nous explique Jean-Pierre Luminet, qui a été le premier, en 1979, à simuler numériquement un trou noir. Selon lui : « L’hypothèse de l’existence des trous noirs est la plus conforme à toutes les observations. L’image obtenue ressemble beaucoup aux simulations ». Par ailleurs, les données recueillies ont permis aux chercheurs de mesurer l’énorme masse du trou noir : 6,5 milliards de fois celle de notre Soleil. Elles confirment une nouvelle fois la théorie de la relativité d’Einstein. Cependant, « si cette théorie est validée à l’échelle de l’horizon des évènements, on ne sait pas si elle est valide au centre du trou noir », précise Jean-Pierre Luminet .

Des observations toujours plus poussées

Afin d’augmenter sa résolution et d’étendre le spectre d’observation, d’autres télescopes seront ajoutés à l’EHT dans les années à venir. Avec ces capacités augmentées, il sera possible d’observer un plus grand nombre d’objets. Un des objectifs est de mieux comprendre les jets de trou noir, caractérisés par l’accélération et la projection de matière a leurs pôles. Ce phénomène encore méconnu, sera étudié grâce à l’analyse des structures des champs magnétiques.

En savoir plus 

Camille Paschal
Twitter Facebook Google Plus Linkedin email
Entrées associées