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Lithium et troubles bipolaires

Une action à élucider

Les troubles bipolaires se traduisent par une vie rythmée d'épisodes de dépression entrecoupés de phases maniaques, c'est-à-dire d'états de grande excitation pathologique. Sur le long terme, on observe une perte de la matière ...

Un gel reconstructeur

© Wiki Commons

 

Un espoir pour réparer les tissus

Une équipe de chercheurs de l’Université Johns Hopkins School of Medecine à Baltimore (États-Unis) a développé un gel qui mime la micro-architecture et les propriétés ...

Mars a tremblé

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6 avril 2019. Le détecteur sismique SEIS (Seismic Experiment for Interior Structure) de la sonde spatiale martienne InSight relève un signal sismique (sol 128, c'est-à-dire après 128 jours passés sur le sol martien) faible mais distinct. D’autres signaux ...

Une nouvelle espèce d’hominidé découverte aux

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Découverts sur l’île de Luzon, dans la grotte de Callao aux Philippines, des fossiles vieux de plus de 50 000 ans ont entraîné une véritable effervescence. Menées par l'University of the Philippines, l'Australian National University et le Muséum National ...

Une nouvelle définition du kilogramme

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La 26éme conférence générale des poids et mesures a conduit à redéfinir certaines unités. Depuis 1899, l’étalon du kilogramme, baptisé le « grand K », était conservé au Bureau international ...

Première image d'un trou noir

© Event Horizon Telescope Collaboration

Les moyens d'observation

C’est grâce à la collaboration de plus de 200 scientifiques, que la première image d’un trou noir a pu être publiée. Le « cliché » du trou noir de la galaxie ...

Transport de l’énergie électrique

La quasi-totalité de l’énergie électrique dans le monde est produite puis transportée vers les villes et les centres industriels sous forme de courant

Atmosphère de la Terre primitive

Auteur C Eeckhout.

L’atmosphère primitive et son évolution

Au Précambrien, l'atmosphère primitive de notre planète était dépourvue d’oxygène et riche en dioxyde de carbone (CO2) et en méthane, ainsi qu’en gaz soufrés provenant d’une intense activité volcanique. Elle renfermait également de l’ammoniaque à des concentrations probablement extrêmement faibles, ainsi que de très petites quantités d’hydrogène car, très légère, cette molécule s’échappe facilement vers l’espace.

Présent en abondance dans l’atmosphère, le méthane et le CO2 généraient un effet de serre suffisant pour réchauffer la planète, alors illuminée par un Soleil moins intense qu’aujourd’hui. Mais a contrario, les concentrations atmosphériques étaient telles que ce gaz était susceptible de réagir sous l’action des ultraviolets pour former des nuages d’aérosols de molécules organiques. Ces derniers auraient pu partiellement obscurcir la planète, agissant ainsi contre l’effet de serre. « C’est pourquoi, comme le souligne Kevin Lepot du Laboratoire d'Océanologie et de Géosciences de l’Université de Lille, il est intéressant de comprendre quels mécanismes produisaient et/ou détruisaient le méthane sur la Terre primitive. En particulier, certains microorganismes sont capables de produire du méthane (méthanogénèse), mais aussi de l’oxyder (méthanotrophie) ». Ainsi, les stromatolites sont des formations rocheuses calcaires sédimentaires qui  résultent du développement de tapis bactériens. S’ils  sont aujourd’hui constitués essentiellement de cyanobactéries, d’autres microorganismes sont essentiels dans leur formation et ils auraient pu avoir un rôle dominant dans le passé lointain.

L'étude

Une étude conduite par une collaboration internationale de chercheurs a révélé les plus grands enrichissements en carbone 12 de stromatolites fossiles datant du Précambrien. Ces enrichissements en 12C, couplés à la présence de soufre organique, laissent penser aux chercheurs que ce serait le résultat d'une méthanotrophie anaérobie, c'est-à-dire de l'oxydation du méthane sans oxygène. L’étude démontre ainsi que la méthanotrophie anaérobie était un métabolisme actif il y a 2,7 milliards d'années. Elle aide à mieux comprendre le fonctionnement des communautés microbiennes associées aux stromatolites anciens, avant l’oxygénation de l’atmosphère terrestre, mais aussi à mieux appréhender le cycle du carbone à une époque où le méthane était un acteur majeur de l’atmosphère.

Pour en savoir plus

Source : Actualités du CNRS-INSU" http://www.insu.cnrs.fr/node/9710
Sur le Précambrien : http://www2.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s4/precambrien.html
Sur le cycle du méthane :http://planet-terre.ens-lyon.fr/article/methanogenese.xml

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Nouvelle exploration du sol martien
La mission InSight, à destination de Mars, a pour objectif de mieux comprendre l'évolution des planètes telluriques en étudiant la structure interne de la planète rouge.

© NASA/JPL-Caltech

Douzième mission du programme Discovery de la NASA, et unique mission de 2018, InSight (INterior exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport) a été lancée le 5 mai 2018 et arrivera à destination de Mars le 26 novembre prochain. Son but est d'affiner les connaissances sur la planète rouge, en particulier de comprendre en profondeur le processus de formation des planètes à partir de corps rocheux (accrétion, chaleur, cristallisation, etc.), mais aussi de mieux cerner le phénomène encore méconnu de différenciation planétaire.
 

Histoire d'une exploration

La première sonde spatiale mise en orbite autour de Mars a été la sonde soviétique Mars 2 en 1971. En 1975, les sondes américaines Viking 1 et 2 sont les premières à fournir des images de Mars ainsi qu'une grande quantité de données totalement inédites (composition de l'atmosphère et du sol, données météorologiques, etc). L'exploration martienne alterne échecs et succès. L'envoi de sondes étant très coûteux, les Américains reviennent en force avec un programme dont le slogan « Better, faster, cheaper » (mieux, plus vite, moins cher ), dénote la nouvelle ligne directrice de la NASA. Mars Global Surveyor (1996) est un immense succès puisque l'orbiteur a, entre autres, permis de renforcer la théorie de la présence d'eau sur Mars. La mission est suivie de Mars Pathfinder, lancée la même année, et dont Sojourner est le premier robot mobile à explorer le sol martien.

Les années 2000 ont vu le succès de plusieurs missions martiennes menées par la NASA, mais aussi par l'ESA. Plusieurs missions consécutives ont eu comme objectif de rechercher de l'eau sur Mars. Ainsi, les missions Mars Odyssey (2001), Mars Exploration Rover (2003), Mars Reconnaissance Orbiter (2005) et Phoenix (2007) ont exploré la calotte polaire de la planète. D'autres missions vont suivre à intervalles réguliers. Leurs objectifs se diversifient et s'affinent de plus en plus avec, par exemple, une étude minutieuse de la géologie et la minéralogie de Mars (Science Mars Laboratory – 2011). Quant à l'ESA, elle lance en 2003 l'orbiteur Mars Express qui recueille des données sur la surface, l'atmosphère, l'ionosphère et le sous-sol de Mars, et vient compléter les données des missions américaines. En 2016, l'orbiteur ExoMars TGO (en collaboration avec l'agence spatiale russe Roscosmos) étudie dans un premier temps l'atmosphère martienne puis sert de relais de télécommunications entre la Terre et les engins européens à venir.

La mission Insight

Les planètes telluriques du système solaire sont au nombre de quatre : Mercure, Vénus, La Terre et Mars. Mars ayant toujours fasciné, elle est aujourd'hui la planète la mieux connue du système solaire après la Terre. La découverte de traces d'eau, la possible présence de vie, sa proximité géologique avec la Terre et sa facilité d'accès en ont fait la cible principale des explorations extraterrestres.

Les missions de ces dernières années se sont principalement concentrées sur la recherche d'eau liquide et sur la possibilité d'apparition de la vie. La mission InSight aura pour objectif d'étudier la taille, la densité et la structure globale du noyau, de déterminer la composition et la structure du manteau, mais aussi d'évaluer l'épaisseur de la croûte de Mars. À son bord, trois instruments qui serviront à observer les « statistiques vitales » de la planète rouge.

Le principal instrument de la mission est le sismomètre SEIS, sous la responsabilité scientifique d'une équipe française (CNES, IPGP, CNRS, Université Paris-Diderot). Il est notamment composé de capteurs sismiques très large bande (Very Broad Band - VBB) et courtes périodes (Short Period – SP) qui serviront à mesurer avec précision les mouvements du sous-sol et autres activités internes de la planète. InSight est également équipé d'une sonde de chaleur HP³ (Heat Flow and Physical Properties Package) qui va pénétrer le sol martien afin de connaître le flux de chaleur interne et mesurer ses variations pour pouvoir révéler l'histoire thermique de la planète.

L'expérience de géodésie RISE (Rotation and Interior Structure Experiment) va, quant à elle, consister à mesurer avec minutie les variations de distances entre la sonde et la Terre. L'étude de la rotation de la planète rouge va permettre d'en savoir plus sur sa constitution interne.
Les instruments auxiliaires consistent notamment en deux caméras (semblables à celles des missions Rover) qui seront utilisées pour aider les ingénieurs et les scientifiques à guider le déploiement des instruments au sol, tout en fournissant une vue panoramique du terrain autour du site d'atterrissage.

Publié le 21/11/2018

En savoir plus :

 

Yassa HARBANE
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