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Titan Krios

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Le Titan KriosTM est un microscope électronique doté d'une caméra ultrasophistiquée, capable de fournir des images révolutionnaires par leur résolution. ...

Le LHC haute luminosité

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Vitiligo

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La lutte contre la drépanocytose

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Chaque année, 275 000 nouveaux cas sont dépistés dans le monde, chez les nourissons. La drépanocytose touche particulièrement les populations d'Afrique et d'Inde. La France n'est pas totalement épargnée avec un enfant pour ...

Homo sapiens découvert hors d'Afrique

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Désintégration du neutron et matière noire 

Pour expliquer divers effets gravitationnels, les physiciens ont été amenés à supposer l'existence d'une « matière noire » à l'intérieur des galaxies et dans l’espace intergalactique. Parmi les hypothèses relatives à sa nature, on suppose l’existence ...

Une symbiose à l'épreuve du milieu

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Duo de choc : les recherches récentes montrent qu’une plante hôte et un champignon peuvent s’associer par-delà leur milieu naturel. Aidée de son symbiote, la plante devient plus résistante.

Le raisinier des mers antillais en voyage au Sénégal

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L'essor du taxi aérien

Une interview de Claude Le Tallec, Chargé de mission "Transport aérien personnel" à l'ONERA. 

Qu'est-ce qui, à l'heure actuelle, favorise l'émergence de la thématique des voitures volantes ?

Le notion de « voiture volante » tend à disparaître au profit de celle de « taxi aérien ». En effet, si nous entendons par « voiture volante » un véhicule qui peut à la fois être utilisé sur route et dans les airs, la probabilité est très faible que de tels véhicules soient utilisés opérationnellement un jour. Un aéronef doit à la fois être léger et « propre » d’un point de vue aérodynamique (le moins possible d’appendices extérieurs au fuselage) tandis qu’un véhicule terrestre doit être résistant aux petits chocs voire à des crash tests, d’où la présence de pare-chocs et de roues, pneus et amortisseurs de taille importante pour ne pas se détériorer à la moindre ornière.
Les véhicules que nous voyons apparaître aujourd’hui sont des engins volants purs, pour la plupart à capacité de décollage et atterrissage verticaux. Il existe des véhicules avec une partie « véhicule terrestre » et une partie « véhicule aérien », mais leur complexité les rend peu compétitifs.

- Quelles sont les technologies employées ?

La cellule de ces taxis aériens est en matériau composite, leur propulsion est assurée par un ensemble de moteurs électriques distribués sur la cellule actionnant des hélices et alimentés soit par des batteries, soit par des batteries et un turbo-générateur. Ils sont équipés de nombreux capteurs électromagnétiques et optiques.

- Quels sont les défis spécifiques à relever dans ce domaine ?

Du fait du grand nombre de moteurs qui équipent ces engins, ils devront être très automatisés car leur pilotage n’est pas gérable par un humain. D’un point de vue technique, ces véhicules devraient pouvoir être réalisés avec de bons niveaux de sécurité et de performance d’ici 4 ou 5 ans. En revanche, la navigation et l’intégration de ces engins dans l’espace aérien aux côtés des autres utilisateurs de cet espace ne sont pas encore matures sans pilote à bord. Il est donc vraisemblable qu’il soit nécessaire de garder un pilote à bord pendant un certain temps. Il est actuellement difficile d’estimer ce temps car une utilisation d’aéronefs automatisés, voire autonomes, ne peut se faire qu’avec un système de gestion du trafic aérien significativement différent de celui d’aujourd’hui fondé sur des échanges vocaux entre pilotes et contrôleurs.

- Ces nouveaux modes de transport prennent-ils en compte les enjeux écologiques, de quelle manière ?

Oui, comme indiqué plus haut, les propulseurs de ces aéronefs peuvent être alimentés par des batteries, sans émettre de polluants en vol. En outre, la distribution de la propulsion sur de nombreux moteurs permet de diminuer le niveau de bruit de cette propulsion. 

- Combien de temps entre l'idée d'un projet, le prototype et sa commercialisation ?

La réponse à cette question n’est pas facile. L’idée du taxi aérien n’est pas nouvelle, mais la technologie pour les réaliser n’existait pas jusqu'à ces toutes dernières années. Nous avons actuellement les technologies nécessaires pour réaliser le véhicule avec un pilote à bord. Il en manque encore quelques-unes pour le faire voler sans pilote (dans le véhicule et au sol). Quant à sa commercialisation, tout est affaire de viabilité économique. Le coût des voyages pendant la phase « pilote à bord » sera encore élevé mais pourrait être acceptable pour certaines applications comme l’évacuation sanitaire. Le marché pourrait se développer lorsque ces véhicules pourront évoluer automatiquement, mais ce n’est pas pour demain !

   - Quelle est l'implication de  l'ONERA dans ce domaine ?

Un taxi volant évoluant dans l'espace aérien : voilà un thème qui fait appel à un grand nombre de nos compétences, tant pour la définition du véhicule que pour son opération !  L’ONERA travaille depuis de nombreuses années sur les véhicules automatisés tels que les drones (véhicules volant sans personne à bord) ou de transport de passagers (projet Européen PPlane entre 2009 et 2012 et projet SAFRAN / ONERA de taxi aérien depuis 2017). L’ONERA travaille également sur les systèmes sol et bord (capteurs et systèmes de capteurs + interface homme-machine par exemple) pour faire évoluer ces taxis en toute sécurité, sur des outils de simulation pour évaluer les risques que leurs trajectoires induisent là où ils volent ou encore sur des modélisations permettant d’analyser le niveau de sécurité de leur utilisation.
Publié le 29/05/2018

Pour en savoir plus

  • sur l'ONERA, le centre de recherche aérospatial français : www.onera.fr

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Vitiligo
Une maladie qui affecte la pigmentation de la peau.

Une maladie de la peau assez fréquente

Le vitiligo se manifeste par l'apparition de zones dépigmentées sur la peau, due à la disparition de mélanocytes, les cellules pigmentaires productrices de mélanine, pigment de la peau. Si les causes exactes de la maladie restent mystérieuses, on peut néanmoins citer deux types de facteurs : des facteurs prédisposants (anomalies qui mettent les mélanocytes en fragilité, notamment à cause d'un dérèglement du système immunitaire) et des facteurs révélateurs (qui font apparaître les taches, par exemple la friction mécanique, une blessure ou le stress). De 1 et 2 % de la population serait touchée en Europe. De plus, il s'agit d'une maladie héréditaire - des gènes liés au système immunitaire ont en effet été associé au vitiligo - avec un risque de transmission évalué à 30%. Cependant, la maladie peut survenir à tout moment de la vie, sans distinction d'âge, de teinte de peau ni d'origine géographique.

Des traitements variés mais soumis à une évaluation médicale soigneuse

Le choix du traitement nécessite une bonne connaisance de l'état des réservoirs mélanocytaires épidermiques (dans la peau) et pilaires (dans les folicules des poil). A un stade très avancé (peau très blanche et sans poil ou avec des poils blancs, c'est-à-dire si ces réservoirs sont presque vides), seule la greffe de mélanocytes est efficace. Avant ce stade, on privilégie une combinaison de traitements tels que des immunosupresseurs (corticostéroïdes locaux, inhibiteurs de la calcineurine), les analogues de la vitamine D (qui pourraient stimuler la mélanogénèse) et la photothérapie (UVB à spectre restreint, émis par un laser excimère pour stimuler le développement et la migration des mélanocytes, ce qui nécessite une réserve suffisante de ces mélanocyte).

On distingue de plus deux types de vitiligo :

  • le vitiligo segmentaire : une ou plusieurs taches localisées, cette forme est peu évolutive mais peut être associée à un vitiligo généralisé (deuxième type) ; cette forme répond mal à la thérapeutique, mais après stabilisation pendant un an, elle peut être traitée par greffe mélanocytaire

  • le vitiligo généralisé ou vulgaire : des taches des deux côtés du corps et grossièrement symétriques (par exemple sur chaque genou) sur les zones de frictions et pressions continus, elles peuvent s'étendre au fil des années et aboutir à une dépigmentation plus ou moins totale (vitiligo universalis) ; dans ce cas, le patient peut se voir proposer une dépigmentation des parties de peau restant intactes pour des raisons esthétiques.

Une maladie pas si inoffensive

Si les plaques décolorées ne grattent pas et ne sont par douloureuses, elles ont un impact psychologique et moral important sur la personne atteinte, notamment lié à son intégrité et son aspect esthétique. Le retentissement psychologique est jugé comparable à celui de la dépression, de l'hypertension artérielle ou même de certains cancers.

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Capucine Nghiem
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