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Transport de l’énergie électrique

La quasi-totalité de l’énergie électrique dans le monde est produite puis transportée vers les villes et les centres industriels sous forme de courant

Atmosphère de la Terre primitive

Auteur C Eeckhout.

L’atmosphère primitive et son évolution

Au Précambrien, l'atmosphère primitive de notre planète était dépourvue d’oxygène et riche en dioxyde de carbone (CO2) et en méthane, ainsi ...

En route vers le Soleil

Credits: NASA/Johns Hopkins APL/Steve Gribben 

Un voyage d'enfer

Baptisée en hommage à l'astrophysicien américain Eugene Parker, qui a posé les bases de la théorie du vent solaire, la mission Parker Solar devrait contribuer à percer les mystères ...

Révolution hydrogène

L'hydrogène carburant :

L'hydrogène (ou dihydrogène - H2) est considéré comme étant un carburant propre puisque sa combustion n'émet ni CO2 ni particules fines, mais uniquement ...

Le verre se met au vert

Production du verre - Domaine public

Le verre, un matériau traditionnel innovant

La production du verre est une activité millénaire, d’abord artisanale, puis industrielle. S’il existe différents types de verres qui se distinguent par leurs compositions, leurs ...

Des nano-balances pour peser des virus

Mesurer le nano monde

Un nano-objet a par définition des dimensions de l'ordre du nanomètre soit (10-9 m). À titre de comparaison, le diamètre d'un cheveu mesure entre 50 et 100 micromètres (10-6 m).

Les nano-objets comprennent entre autres les ...

Nouveau succès pour la mission New Horizons

Pluton et Charon
Credit: NASA/JHUAPL/SwRI

Une première historique

Lancée le 19 janvier 2006, New Horizons est une mission spatiale dédiée à l'observation de Pluton et de la ceinture de Kuiper, cette région du système solaire en forme d'anneau ...

Des crustacés pour produire du biocarburant?

Crustacés xylophages

Les Limnories lignorum ou Limnories du bois sont de petits invertébrés xylophages capables d'ingérer le bois immergé dans l'eau de mer. Ils jouent ainsi un rôle important dans l'écosystème littoral en participant au recyclage de la cellulose et de la lignine, le composant du bois qui lui donne sa rigidité. Ils causent également des dégâts en s'attaquant aux coques des bateaux, aux pontons et autres constructions en bois.

Jusqu'à présent, la faculté des limnories à décomposer la lignine restait un mystère.
En étudiant l'intestin des limnories, une équipe de scientifiques a découvert que l'hémocyanine, protéine responsable de la couleur bleue du sang de ces invertébrés, joue un rôle primordial dans leur capacité à digérer les sucres du bois.

L'hémocyanine est une protéine connue pour son rôle de transporteur de l'oxygène chez certains invertébrés, de la même manière que l'hémoglobine chez les vertébrés.
Alors que l'hémoglobine lie l'oxygène grâce aux atomes de fer de sa structure, qui donnent au sang sa couleur rouge, l'hémocyanine fait de même avec des atomes de cuivre, à l'origine d'une couleur bleue. Les limnories exploitent les propriétés oxydantes de l'hémocyanine pour attaquer les liaisons au sein de la lignine.
 

Une nouvelle piste pour les énergies renouvelables ?

Le Professeur Simon McQueen-Mason, du département de biologie de l'université de York, qui conduit ces recherches, explique que : « Les limnories sont les seuls animaux pourvus d'un système digestif stérile connus à ce jour. Cela rend leur méthode de digestion du bois plus facile à étudier que celle d'autres créatures xylophages comme les termites, chez lesquelles la digestion est assurée par des milliers de microorganismes intestinaux ». 
Il ajoute : « Nous avons découvert que les limnories déchiquètent le bois en le mâchant en de minuscules morceaux avant de se servir de l'hémocyanine pour s'attaquer à la structure de la lignine. »

Les recherches menées par des équipes des universités de York, Portsmouth, Cambridge et Sao Paulo ont révélé que traiter le bois avec l'hémocyanine permet de doubler la quantité de sucre libérée, sans avoir recours à des traitements thermochimiques coûteux et énergivores.

La troisième génération de biocarburants, dont la recherche se focalise pour l'instant sur les microalgues, pourrait bien accueillir ce candidat innatendu. Cette découverte pourrait permettre, à terme, de réduire l'énergie nécessaire pour transformer le bois en biocarburant.

Publié le 14/12/2018

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Asthme : pistes thérapeutiques
Des découvertes récentes ouvrent des pistes thérapeutiques pour les formes allergiques de l'asthme

CC BY-SA 4.0 BruceBlaus

Une maladie incurable

En France, l'asthme touche plus de quatre millions de personnes et cause environ 1000 décès chaque année. Généralement de nature allergique (70% des formes d'asthme), l'asthme provoque des difficultés respiratoires, des essoufflements. Les causes des allergies conduisant à l'asthme sont diverses, par exemple la pollution de l'air (particules fines), les pollens, ou encore les acariens.

Aujourd'hui, de nombreux asthmatiques prennent quotidiennement un « traitement de fond », qui n'apporte pas la guérison, mais permet d'atténuer les symptômes de cette maladie chronique. Il s'agit le plus souvent d’aérosols pris quotidiennement, qui contiennent  un bronchodilatateur et/ou un anti-inflammatoire (par exemple des corticoïdes). Ces traitements permettent de diminuer la fréquence des crises d’asthme et de soulager les patients en cas de crise. 

Les pistes de la recherche médicale

Des chercheurs de l'université Harvard aux Etats-Unis ont récemment mis au jour le rôle du gène GSDMB (gasdermine B), qui s'exprime de manière particulièrement forte dans les cellules épithéliales des bronches de patients asthmatiques. Les protéines qu'il produit seraient responsables de la mort des cellules par un mécanisme appelé pyroptose. Cette forme de mort cellulaire programmée est responsable de la production de cytokines qui ont pour effet d'obstruer les voies aériennes et d'induire les symptômes bien connus de l'asthme. D'autes études ont montré que la surexpression de ce gène induit un remodelage des voies respiratoires et une hyperréactivité bronchique sans induire d’inflammation. Donc, l’inhibition de ce gène pourrait permettre de soulager l’hyperréactivité bronchique et de diminuer le remodelage bronchique, sans toutefois réduire l'inflammation.

Autre piste étudiée par le Dr. Vincent Sauzeau, chercheur à l’Inserm et son équipe de l’institut du thorax à Nantes (Inserm, CNRS, Université de Nantes, CHU de Nantes) : la découverte du rôle majeur de la protéine Rac1 dans le développement de l’hyperréactivité bronchique associée à l’asthme allergique. Cette nouvelle cible thérapeutique permettrait de réduire la bronchoconstriction et l’inflammation pulmonaire chez les asthmatiques. En effet, cette équipe de recherche vient de démontrer que l'inhibition de l'action de la protéine Rac1 diminue la bronchoconstriction, à la fois sur des modèles murins (des "souris asthmatiques") et sur des échantillons bronchiques de patients.
La première étape, en cours, est la vérification du lien entre l’hyperréactivité bronchique et l’activation anormale de Rac1 dans les bronches de patients souffrant d’asthme allergique. Si ce lien est établi, des inhibiteurs adaptés pourront subir la longue épreuve des essais cliniques, qui vérifient l'innocuité et l'efficacité de ces traitements potentiels.
La route est encore longue jusqu'à un éventuel médicament, mais les nouvelles stratégies thérapeutiques issues des travaux des laboratoires de recherche pourraient bien changer la vie de millions de malades.

Publié le 22/03/2018

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