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Fin de partie pour les lampes halogènes

Pourquoi en finir avec les halogènes ?

À cause de leur durée de vie assez courte (2000 heures en moyenne) et d'une efficacité lumineuse médiocre, les lampes halogènes sont devenues obsolètes, dans un contexte où la sobriété énergétique ...

Titan Krios

Une technologie de pointe pour visualiser des composantes microscopiques

Le Titan KriosTM est un microscope électronique doté d'une caméra ultrasophistiquée, capable de fournir des images révolutionnaires par leur résolution. ...

Le LHC haute luminosité

Des données cruciales pour la recherche

Le LHC, Large Hadron Collider, est un accélérateur de particules circulaire, enfoui entre la France et la Suisse. Avec ses 27 km de circonférence, c'est le plus grand collisionneur de particules au monde, et aussi le plus puissant. Les particules y sont ...

Vitiligo

Une maladie de la peau assez fréquente

Le vitiligo se manifeste par l'apparition de zones dépigmentées sur la peau, due à la disparition de mélanocytes, les cellules pigmentaires productrices de mélanine, pigment de la peau. Si les causes exactes de la maladie restent mystérieuses, ...

La lutte contre la drépanocytose

Un enjeu majeur de santé publique

Chaque année, 275 000 nouveaux cas sont dépistés dans le monde, chez les nourissons. La drépanocytose touche particulièrement les populations d'Afrique et d'Inde. La France n'est pas totalement épargnée avec un enfant pour ...

Homo sapiens découvert hors d'Afrique

Une équipe internationale vient de découvrir le plus ancien fossile d'Homo sapiens jamais découvert en dehors du continent africain : un maxillaire vieux de près de 200 000 ans exhumé sur le mont Carmel au nord d'Israël qui contraint les paléanthropologues à réviser leurs copies. ...

Désintégration du neutron et matière noire 

Pour expliquer divers effets gravitationnels, les physiciens ont été amenés à supposer l'existence d'une « matière noire » à l'intérieur des galaxies et dans l’espace intergalactique. Parmi les hypothèses relatives à sa nature, on suppose l’existence ...

Une symbiose à l'épreuve du milieu

CC SA 3.0 ©Prenn

Duo de choc : les recherches récentes montrent qu’une plante hôte et un champignon peuvent s’associer par-delà leur milieu naturel. Aidée de son symbiote, la plante devient plus résistante.

Le raisinier des mers antillais en voyage au Sénégal

Le raisinier des mers ou Coccoloba uvifera est une plante pantropicale de la famille des polygonacées, présente à l’état naturel sur les plages caribéennes. Il doit son nom à la forme de ses fruits comestibles poussant en grappe et ressemblant à du raisin. Arbuste résistant, il a été choisi par le service des Eaux et Forêts sénégalais pour fixer les dunes le long des côtes et ainsi stopper l’ensablement qui menace les routes. Pour ce faire, les graines importées sont amenées à germer directement sur le sol sénégalais avant de rejoindre les 17 km de berge à isoler. Ce nouvel environnement semble propice aux raisiniers, le sable salé des côtes sénégalaises cumulé à l’humidité maritime le maintenant dans un stress hydrique et salin comparable à celui des Antilles.

Coccoloba et Scleroderma, une histoire de confiance

Habituellement, le raisinier des mers entretient au niveau de ses racines une relation symbiotique appelée ectomycorhize avec divers champignons qui tiennent le rôle de filtres, le protégeant du sel tout en lui fournissant l’eau et les nutriments essentiels à son développement. Parmi ces champignons ectomycorhiziens, le scléroderme – de son nom complet Scleroderma bermudense – entretient une relation privilégiée avec le petit arbre. De son côté, le raisinier apporte à son symbiote la quantité nécessaire de carbone en utilisant la photosynthèse. En l’absence de scléroderme, l’on s’expose alors à un affaiblissement du raisinier pouvant se traduire par la mort de celui-ci. Pour contrer cette issue fatale, les experts sénégalais vont devoir procéder à la production sur place d’inocula de champignons, une opération coûteuse.

Présence du symbiote dans les nouveaux plants de raisinier

A leur grande surprise, les agents des Eaux et Forêts ont découvert des ectomycorhizes sur Coccoloba en pépinière. Un phénomène microbiologique aussitôt analysé par les chercheurs, qui ont pu mettre en évidence des spores de scléroderme sur l’enveloppe des graines de Coccoloba à leur arrivée au Sénégal, traduisant ainsi la « volonté » du raisinier de ne pas se séparer de cette présence bienfaitrice. L’explication la plus logique est que les fruits, puis les graines du raisinier ont été mises en contact avec les spores en tombant au sol. 
Il s’agit d’un cas rare de transmission pseudo-verticale où le scléroderme conservé par les graines colonise les jeunes plants par la racine, reproduisant fidèlement la symbiose du milieu d’origine. La plante ainsi « vêtue » de son symbiote va s’avérer plus résistante aux variations ainsi qu’aux déplacements.

Cette observation de l'introduction d'un symbiote via les graines est sans précédent. Certes, toute introduction comporte des risques : ainsi renforcée, la plante pourrait devenir invasive et nuire aux espèces voisines, voire être à l’origine de l’introduction d’agents pathogènes jusque là inconnus du secteur géographique. Mais l’introduction du raisinier n’a amené aucun de ces inconvénients.
Publié le 6 juin 2018.

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Asthme : pistes thérapeutiques
Des découvertes récentes ouvrent des pistes thérapeutiques pour les formes allergiques de l'asthme

CC BY-SA 4.0 BruceBlaus

Une maladie incurable

En France, l'asthme touche plus de quatre millions de personnes et cause environ 1000 décès chaque année. Généralement de nature allergique (70% des formes d'asthme), l'asthme provoque des difficultés respiratoires, des essoufflements. Les causes des allergies conduisant à l'asthme sont diverses, par exemple la pollution de l'air (particules fines), les pollens, ou encore les acariens.

Aujourd'hui, de nombreux asthmatiques prennent quotidiennement un « traitement de fond », qui n'apporte pas la guérison, mais permet d'atténuer les symptômes de cette maladie chronique. Il s'agit le plus souvent d’aérosols pris quotidiennement, qui contiennent  un bronchodilatateur et/ou un anti-inflammatoire (par exemple des corticoïdes). Ces traitements permettent de diminuer la fréquence des crises d’asthme et de soulager les patients en cas de crise. 

Les pistes de la recherche médicale

Des chercheurs de l'université Harvard aux Etats-Unis ont récemment mis au jour le rôle du gène GSDMB (gasdermine B), qui s'exprime de manière particulièrement forte dans les cellules épithéliales des bronches de patients asthmatiques. Les protéines qu'il produit seraient responsables de la mort des cellules par un mécanisme appelé pyroptose. Cette forme de mort cellulaire programmée est responsable de la production de cytokines qui ont pour effet d'obstruer les voies aériennes et d'induire les symptômes bien connus de l'asthme. D'autes études ont montré que la surexpression de ce gène induit un remodelage des voies respiratoires et une hyperréactivité bronchique sans induire d’inflammation. Donc, l’inhibition de ce gène pourrait permettre de soulager l’hyperréactivité bronchique et de diminuer le remodelage bronchique, sans toutefois réduire l'inflammation.

Autre piste étudiée par le Dr. Vincent Sauzeau, chercheur à l’Inserm et son équipe de l’institut du thorax à Nantes (Inserm, CNRS, Université de Nantes, CHU de Nantes) : la découverte du rôle majeur de la protéine Rac1 dans le développement de l’hyperréactivité bronchique associée à l’asthme allergique. Cette nouvelle cible thérapeutique permettrait de réduire la bronchoconstriction et l’inflammation pulmonaire chez les asthmatiques. En effet, cette équipe de recherche vient de démontrer que l'inhibition de l'action de la protéine Rac1 diminue la bronchoconstriction, à la fois sur des modèles murins (des "souris asthmatiques") et sur des échantillons bronchiques de patients.
La première étape, en cours, est la vérification du lien entre l’hyperréactivité bronchique et l’activation anormale de Rac1 dans les bronches de patients souffrant d’asthme allergique. Si ce lien est établi, des inhibiteurs adaptés pourront subir la longue épreuve des essais cliniques, qui vérifient l'innocuité et l'efficacité de ces traitements potentiels.
La route est encore longue jusqu'à un éventuel médicament, mais les nouvelles stratégies thérapeutiques issues des travaux des laboratoires de recherche pourraient bien changer la vie de millions de malades.

Publié le 22/03/2018

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