S'inscrire identifiants oubliés ?

Révolution hydrogène

L'hydrogène carburant :

L'hydrogène (ou dihydrogène - H2) est considéré comme étant un carburant propre puisque sa combustion n'émet ni CO2 ni particules fines, mais uniquement ...

Le verre se met au vert

Production du verre - Domaine public

Le verre, un matériau traditionnel innovant

La production du verre est une activité millénaire, d’abord artisanale, puis industrielle. S’il existe différents types de verres qui se distinguent par leurs compositions, leurs ...

Des nano-balances pour peser des virus

Mesurer le nano monde

Un nano-objet a par définition des dimensions de l'ordre du nanomètre soit (10-9 m). À titre de comparaison, le diamètre d'un cheveu mesure entre 50 et 100 micromètres (10-6 m).

Les nano-objets comprennent entre autres les ...

Nouveau succès pour la mission New Horizons

Pluton et Charon
Credit: NASA/JHUAPL/SwRI

Une première historique

Lancée le 19 janvier 2006, New Horizons est une mission spatiale dédiée à l'observation de Pluton et de la ceinture de Kuiper, cette région du système solaire en forme d'anneau ...

Des crustacés pour produire du biocarburant?

Crustacés xylophages

Les Limnories lignorum ou Limnories du bois sont de petits invertébrés xylophages capables d'ingérer le bois immergé dans l'eau de mer. Ils jouent ainsi un rôle important dans l'écosystème littoral en participant au recyclage ...

Génomique et médecine personnalisée

L'essor de la génomique

L'intégralité du génome humain a été séquencée, de manière globale, au début des années 2000, dans le cadre d'un projet scientifique d'ampleur inédite. 3 milliards de bases (nucléotides) ont ...

Mercure et environnement

Un comité international de scientifiques a produit une évaluation mondiale du mercure pour l'UNE (Nations Unies pour l'environnement). Le rapport de 2018 démontre une augmentation significative du mercure dans l'atmosphère avec une ...

La bouche artificielle

Comprendre le rôle de la bouche

Tous les jours, plusieurs fois par jour, la bouche effectue la manducation. La manducation est l'action qui regroupe les opérations antérieures à la digestion que sont la préhension, la mastication, l'insalivation, la ventilation et la déglutition.
Les mécanismes en jeu dans la bouche étant complexes, une équipe de chercheurs de l'INRA (Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation et Flaveur Food Oral Processing & Perception) collabore afin de les étudier en profondeur, et ce en particulier, grâce au développement d'une "bouche artificielle". Leurs travaux se focalisent sur les perceptions humaines des flaveurs (sensations olfactives, gustatives et tactiles ressenties lors de la consommation d'un produit alimentaire), notamment en étudiant la mastication et la salivation « c’est-à-dire à la manière dont un aliment est déstructuré en bouche et les stimuli sont libérés pour atteindre les récepteurs », explique Christian Salles, directeur de recherche à l'INRA.
Afin d'étudier les interactions entre la mastication et la libération des arômes en bouche, les chercheurs utilisent le plus souvent une procédure in vivo en recourant à un jury de dégustateurs. Cette procédure est cependant limitée, compte tenu de la dispersion des données collectées. Pour cette raison, les chercheurs se sont tournés vers des expérimentations in vitro en utilisant une bouche artificielle ou « machine à mâcher ».

La bouche artificielle

L'idée étant inédite, il a fallu créer l'instrument de toutes pièces. Cela a nécessité trois ans d'ébauches et de développement (en collaboration avec l'IUT du Creusot). La bouche artificielle voit le jour en 2006. Sans cesse améliorée depuis, elle consiste en des mâchoires supérieure et inférieure, des dents faites à partir de molaires scannées en 3D, et d’une langue alimentée en salive artificielle. De nombreuses études ont pu être réalisées en contrôlant les paramètres de la machine (chose impossible à effectuer sur les humains ! ). Il est par exemple possible de suivre en temps réel la libération des arômes, grâce à un spectromètre de masse. La bouche humaine continue toutefois à faire partie des expériences. Les données collectées servent par exemple à calibrer plus minutieusement le simulateur de mastication.
Les chercheurs travaillent à présent sur une bouche artificielle de seconde génération pour l'horizon 2020. L'instrument, ajusté, optimisé et plus facile à utiliser permettra aux chercheurs de comprendre en profondeur l'influence de certains paramètres physiologiques sur la libération de la flaveur.

Publié le 22/11/2018

En savoir plus :

» lire tous les articles 1 2 3 4 5 6 7 8
sciences en ligne
exploratheque
du premier stage au premier emploi


Un biomarqueur pronostic
Une protéine pourrait servir de marqueur pour améliorer le pronostic du cancer colorectal

Des marqueurs pour le diagnostic et le pronostic

Certaines protéines font office de marqueurs tumoraux lorsqu'elles sont produites en excès par le corps. En effet, lorsque des proportions anormalement élevées sont détectées dans le sang, les tissus, l'urine ou les selles, il devient fort à parier que ces protéines proviennent de cellules cancéreuses (des examens complémentaires sont alors entrepris pour un diagnostic de certitude). Par exemple : une concentration élevée d'antigène prostatique spécifique (PSA) peut indiquer un cancer de la prostate ; l'alpha-foetoprotéine, un cancer hépatique ; la protéine RCP, un cancer du sein. Totalement asymptomatique durant les premiers stades, le cancer du côlon-rectum est un des cancers les plus pernicieux car difficile à diagnostiquer. De plus, il dispose de peu de marqueurs pronostiques. C'est pourquoi les travaux d'une équipe pluridisciplinaire de chercheurs de l'Université de Luxembourg constituent une avancée importante : ils ont identifié un nouveau biomarqueur d'intérêt pour le traitement du cancer colorectal.

L'identification d'une protéine

Ces recherches s'appuient sur une collection d'échantillons biologiques (sang, plasma, urine, tissus) provenant de patients du cancer colorectal. Une hypothèse a conduit à s'intéresser à la protéine MYO5B qui appartient à la famille des myosines, des protéines jouant un rôle majeur dans des phénomènes étroitement liés au cancer : le transport cellulaire et la polarisation des cellules. Grâce à une méta-analyse, c'est-à-dire des travaux synthétisant les résultats de différentes études, il a pu être démontré que la quantité de MYO5B et l'avancée de la maladie sont inversement proportionnelles ; les patients souffrant d'un cancer du "grand estomac" semblent avoir de meilleures chances de survie lorsque leur taux de protéine MYO5B reste élevé.

Le dosage de cette protéine devrait permettre de mieux évaluer l'avancée de la maladie chez les patients et ainsi d'administrer les thérapies les mieux adaptées. Le stade I correspond à une tumeur localisée inférieure à 2cm ; le stade IV à la propagation de la tumeur à d'autres organes, via des métastases. Aujourd'hui, des personnes atteintes d'un cancer de stade 2 peuvent se voir proposer une chimiothérapie et en subir les effets secondaires, alors même que le schéma thérapeutique approprié pourrait être la radiothérapie dans certains cas voire la chirurgie chez les patients présentant une forte expression de la MYO5B.

Des résultats prometteurs à confirmer

Pour le Dr. Elisabeth Letellier, « la force de cette étude réside dans les approches interdisciplinaires, intégrant la bio-informatique et les techniques expérimentales de pointe. » . La confirmation du rôle de biomarqueur de la myosine MYO5B va nécessiter d'effectuer des études sur d'autres cohortes et dans d'autres conditions. Une étape supplémentaire de preuve de concept s'impose donc avant de passer à des essais cliniques.
 

Yannis Benzaïd
Twitter Facebook Google Plus Linkedin email
Entrées associées