S'inscrire identifiants oubliés ?

Interférences et biomolécules

CC BY-SA 4.0 Alexandre Gondran
Les expériences d’interférences mettant en jeu des molécules de plus en plus grosses et lourdes révèlent que les lois de la mécanique quantique sont applicables bien au-delà du monde de « l’infiniment petit » ...

Anomalie de dilatation thermique

By Simon Mer - Own work, CC BY-SA 4.0
Généralement, les matériaux se dilatent lorsqu’ils sont chauffés. La raison en est qu’une élévation de température correspond à une augmentation de l’agitation des atomes, or cette agitation n’est pas symétrique. ...

Nucléosythèse et étoiles à neutrons

(C) NASA - Nébuleuse du Crabe, marquée par la présence d'une étoile à neutron
Mis à part quelques éléments légers comme l’hydrogène, l’hélium, le lithium… produits peu après le big bang, tous les noyaux atomiques naturels ...

Des réfrigérateurs à torsion

Impératifs environnementaux

Près de 20% de l’énergie électrique produite dans le monde est consommée par les climatiseurs, réfrigérateurs et congélateurs. De plus, ces machines frigorifiques utilisent des fluides frigorigènes dont la plupart sont des gaz ...

Les batteries au lithium pour un Nobel

De la petite électronique à la voiture électrique, la pile lithium-ion - non rechargeable - et surtout l'accumulateur - rechargeable - ont envahi notre quotidien. Sans cette technologie lithium-ion, téléphones mobiles, tablettes et autres appareils nomades n’existeraient pas ou seraient ...

Du champagne supersonique

Physique du bouchon de champagne

Tout le monde le sait, lorsqu’une bouteille de champagne est débouchée, le bouchon est souvent violemment propulsé… ce qui peut être dangereux s’il percute l’œil. La raison pour laquelle le bouchon saute à environ 50 km/h vient ...

Le matériau le plus noir du monde

Si vous pensiez qu’obtenir un noir intense était chose facile, vous vous trompiez. Depuis de nombreuses années, artistes et scientifiques cherchent la formule du véritable noir, ou du moins à s'en approcher. Par noir véritable, entendez une surface qui ne renverrait aucun rayon lumineux. Actuellement, ...

Organes sur puce, vers un futur bionique ?

Imaginez une puce tenant dans la main qui renfermerait un micro-poumon ? Science fiction ? Fantasme de savant fou ? Absolument pas, il s'agit de choses bien réelles et déjà brevetées ! Apparus courant 2010, les organes sur puce visent à reproduire le fonctionnement de certains organes dans des conditions expérimentales choisies.

Des débuts prometteurs

C'est une équipe de Boston, qui la première a mis au point le premier véritable organe sur puce. Il s'agissait d'un dispositif faisant intervenir la technologie microfluidique. « Visuellement, les organes sur puce ressemblent à des dominos » explique Xavier Gidrol, chef de service au CEA-Irig de Grenoble. Domino dans lequel des micro-canaux transportant de l'air et du liquide proche du sang sont séparés par une couche de cellule endothéliale et épithéliale pulmonaire, mimant la paroi alvéolaire d'un poumon. Cette paroi, et c'est la vraie révolution qu'a apportée l'équipe bostonienne, peut s'étirer en rythme, comme lors de la respiration. Ainsi, ce dispositif permet de mimer à la perfection la fonction de l'organe pulmonaire.

Depuis le premier "poumon sur puce", de nombreux chercheurs se sont penchés sur le sujet, recréant les fonctions de nombreux organes sur des puces en polydiméthylsiloxane (un polymère). À la différence des organoïdes (mini-organes produits à partir de cellules souches), les organes sur puce miment la fonction d'un organe tandis que les autres ont pour vocation de répliquer les organes. Les deux technologies peuvent sembler proches, mais n'impliquent pas les mêmes techniques. Les organoïdes sont cultivés en milieu de culture à partir de cellules souches pluripotentes. Ces cellules se différencient progressivement et s'organisent selon les lois qui les régissent pour former des mini-organes. Dans le cas des organoïdes il s'agit d'auto-organisation tandis que pour les organes sur puce le développement est contrôlé et chaque cellule est placée sciemment.

Une révolution pour l'industrie pharmaceutique

La première application des organes sur puce se situe dans la recherche pharmacologique. Cette technologie pourrait permettre à long terme de se passer des essais réalisés sur les animaux. En plus de l'aspect éthique, l'expérimentation animale possède de nombreuses limites. "Cela fait des années que nous savons soigner le cancer chez la souris alors que nous tâtonnons encore pour l'homme", souligne Mr Gidrol. En effet, l'action d'un médicament peut être très différente lorsqu'on l'administre à une souris ou à un homme. Avec les puces, les cellules utilisées sont d'origine humaine, l'effet des médicaments est donc beaucoup mieux évalué. Par exemple, pour tester l'effet d'un traitement de la mucoviscidose, il suffirait de prendre les cellules pulmonaires d'un patient et de recréer le poumon malade sur puce, puis de tester la substance médicamenteuse. Sur le long terme, les traitements pourraient être personnalisés grâce à cette technique.

Depuis ces premiers pas, l'organe sur puce a beaucoup évolué et les financements suivent cette évolution, ce qui permet à de nombreuses équipes de recherche dans le monde de se concentrer sur la question.

Une technique pleine d'avenir :

Dans le domaine, deux nouveaux axes de recherche sont apparus. L'un représenté par les équipes du CEA de Grenoble, qui cherchent à développer des organoïdes sur puces et l'autre par certains chercheurs aux États-Unis qui essayent de connecter plusieurs organes sur puce entre eux, afin d'obtenir un « corps entier » sur puce (Body on a chip). Le but étant pour les deux axes de se rapprocher le plus possible d'une copie réaliste d'organes. « Le Graal serait de se rapprocher le plus possible du vivant, pour avoir l'organe sur la paillasse » indique Xavier Gidrol, qui travaille sur un organoïde de foie et plus précisément sur des îlots de Langerhans sur puce. À l'avenir, cela permettrait de mieux comprendre le fonctionnement et le développement des organes.

À l'avenir, cette technologie pourrait révolutionner la médecine régénératrice, en greffant des organoïdes à des patients en attente d'une greffe (cela ne remplacerait pas la greffe). Par exemple des personnes atteintes d'un diabète de type I pourraient se voir greffer des îlot de Langerhans élevés sur puce, produisant de l'insuline normalement. Le but serait de restaurer la fonction de l'organe en attendant la greffe d'un organe fonctionnel.

 

Pour en savoir plus :

Article de science et vie : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/e-sante/organes-artificiels-ces-puces-qui-miment-le-vivant_92753

Les défi du CEA, dossier : http://www.cea.fr/multimedia/Documents/publications/les-defis-du-cea/les-defis-du-CEA-238.pdf

» lire tous les articles 1 2 3 4 5 6 7 8
sciences en ligne
exploratheque
du premier stage au premier emploi


La cybermalveillance dans tous ses états
Logiciels de rançon, hameçonnage, ver, virus, vol de mot de passe, attaque par déni de service… pour se protéger de la cybermalveillance, il faut en connaître les différentes formes.

Les logiciels malveillants

Les logiciels malveillants, appelés malwares, sont des programmes développés dans le but de nuire à un système informatique, parfois à l'insu des utilisateurs grâce à des outils de dissimulation d’activité. Ils peuvent voler des données personnelles pour les détourner, comme dans le cas des logiciels espions spywares, mais aussi usurper l'identité de l'utilisateur, pour obtenir par exemple une élévation de privilège sur un réseau, ou prendre le contrôle d'un système. Les logiciels de chantage ou de rançon, eux, dit aussi rançongiciels ou ransomwares, bloquent un service afin d'extorquer de l'argent ou d'imposer une tâche à l’utilisateur. Ce chantage peut se produire lors de l'accaparement d'un nom de domaine ou de la défiguration d'une page web.

Un virus est un programme malveillant qui "survit" sur un système informatique et en parasite les ressources. Dans le cas d'un cheval de Troie, le programme dissimule sa fonction malveillante grâce à une fonction utile, ce qui lui permet de s'infiltrer derrière les protections d'un système. Si le code d'un virus nécessite de changer de code de déchiffrement d'une infection à l'autre, il est dit polymorphe. Lorsqu'il se propage de manière autonome, on parle aussi de ver. Une bombe programmée ne se déclenche que lorsque certaines conditions sont réunies, comme le dépassement d'une date ou l'ouverture d'une page particulière.

Les techniques malveillantes

À travers une pièce jointe ou un lien dans un e-mail, l'hameçonnage, dit aussi phishing ou filoutage, fait croire à la victime qu'elle s'adresse à quelqu'un de confiance, de manière à lui soutirer des informations confidentielles comme des mots de passe ou les codes de la carte bleue. Le piratage ou le piégeage de sites, marchands ou autres, conduit à intercepter des informations similaires. Les mots de passe simples peuvent être devinés, depuis l'exploration des réseaux sociaux jusqu'à l'utilisation d'un enregistreur de frappes sur le clavier.

L'adresse d'un site peut être usurpée, ou imitée de manière à profiter des fautes de frappe. Une moisson de mails consiste à parcourir un grand nombre de ressources publiques afin d’y collecter des adresses électroniques. Les sites peuvent aussi êtres des cibles. Une attaque par déni de service consiste à paralyser un système en le surchargeant. Si l’action est lancée depuis plusieurs sources, par exemple à travers un réseau de robots, appelé aussi réseau de machines zombies, on peut parler de déni de service distribué.

Se protéger sur Internet

Face à ces risques, en parallèle des recherches pour concevoir des systèmes de protection et de lutte contre la cybermalveillance, la prévention joue un rôle fondamental pour les utilisateurs. Les techniques pour se protéger vont du choix de mots de passe sûrs et la sauvegarde de ses données, mais se rattachent toutes à la notion de cybervigilance.

Dans cette optique, Cybermalveillance.gouv.fr, le site gouvernemental sur la cybermalveillance ouvert le 30 mai 2017, vise à sensibiliser, soutenir et prévenir la population en matière de sécurité numérique. Lié au glossaire de l'ANSSI et à l'initiative Hack Academy du CIGREF en 2015, il héberge des guides pratiques, des articles et des vidéos présentant différents types de cybermalveillance. La plate-forme ACYMA (Action contre la cybermalveillance), qui permet de faire remonter les attaques et accompagner les victimes, est pour l'heure réservée aux Hauts-de-France.

En savoir plus

Le site gouvernemental sur la cybermalveillance

Le site du CIGREF, Club Informatique des Grandes Entreprises Françaises

Le site de l'ANSSI, Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information

Arthur Jeannot
Twitter Facebook Google Plus Linkedin email
Entrées associées