S'inscrire identifiants oubliés ?

Alzheimer et l'immunité du cerveau

Qui est touché par la maladie d'Alzheimer ?

La maladie neurodégénérative d’Alzheimer est la cause la plus courante de démence, puisqu'elle serait à l’origine de près de 70% des cas. Ses premières ...

Alzheimer et l'immunité du cerveau

Qui est touché par la maladie d'Alzheimer ?

La maladie neurodégénérative d’Alzheimer est la cause la plus courante de démence, puisqu'elle serait à l’origine de près de 70% des cas. Ses premières ...

Vers un nouvel outil de génie génétique

Que sont les ARN circulaires ?

L'ARN, acide ribonucléique constitué principalement d'un seul brin de nucléotide, est une molécule non codante ou participant à l'expression du

Observation directe d'une exoplanète

L'instrument Sphère et ses techniques de détection

Comment détecter les exoplanètes ? L'entreprise est difficile puisque les planètes n'émettent pas de lumière par elles-mêmes, elles réfléchissent ...

La microfluidique pour réduire la pollution

La physique de la microfluidique

La microfluidique, science des fluides au niveau du micromètre, est apparue au début des années 2000. Les phénomènes mettant en jeu les fluides existent partout dans la nature, ...

L'accélération de l'expansion de l'Univers

Le modèle cosmologique à l'épreuve

Une des énigmes majeures de l'astrophysique est de comprendre l'accélération de l'expansion de l'Univers. Afin de caractériser la nature de l'énergie ...

Un tamis moléculaire plus performant et vert

La purification du gaz naturel

Le gaz naturel extrait du sol a besoin que l'on élimine l'eau et le dioxyde de carbone qu'il contient, afin que seul le

Dévier les astéroïdes géocroiseurs

Quels astéroïdes nous menacent ?

Les astéroïdes sont des corps rocheux errant dans l'espace, d'un diamètre compris entre dix mètres et mille kilomètres. Plusieurs millions d'entre eux gravitent dans le système solaire, notamment entre Mars et Jupiter dans la ceinture principale d'astéroïdes, ou encore, dans la ceinture de Kuiper au-delà de Neptune. Par le jeu des perturbations gravitationnelles, leur trajectoire les fait parfois croiser notre orbite, auquel cas on les appelle des géocroiseurs. Lorsqu'il pénètrent dans l'atmosphère et atteignent la surface, il s'agit de météorites.

Comme les comètes, les astéroïdes ont contribué à l'apparition de la vie sur Terre en y apportant de l'eau et des matériaux organiques, mais ils ont aussi provoqué des destructions, directement par leur impact ou indirectement par leurs effets sur le climat et les écosystèmes. Le risque d'être touché par un astéroïde est faible à l'échelle d'une vie humaine, mais certain sur la durée, avec des effets dévastateurs s'il tombe sur une zone densément peuplée.

La communauté scientifique parvient aujourd'hui à surveiller 90% des objets célestes de plus de 1 kilomètre, 30% des astéroïdes de 160 mètres et plus et 1% des corps de plus de 30 mètres, ces derniers pouvant détruire une ville. Les efforts s'accroissent pour mieux les recenser et développer des missions permettant de réagir à leur éventuelle venue. Leur potentiel de dangerosité est classé selon l'échelle de Turin, graduée de 0 à 10, 10 signifiant une collision frontale avec la planète.

Trois techniques pour dévier un astéroïde

Pour se protéger d'une collision dangereuse, il faut s'adapter aux risques possibles. Ainsi, pour les astéroïdes de taille inférieure à 50 mètres avec un temps d'impact très court, la seule possibilité est de prédire le point d'impact et d'évacuer la zone concernée. Si l'objet est plus gros ou le temps avant l'impact plus long, trois techniques sont à l'étude pour faire dévier l'astéroïde et éviter la collision.

Pour les astéroïdes de taille inférieure à cinquante mètres avec un temps d'impact suffisant, la méthode du tracteur gravitationnel consiste à envoyer un assemblage assez massif de satellites artificiels près de l'astéroïde. La force de gravitation va alors modifier la vitesse et la trajectoire de l'astéroïde, l'envoyant sur une orbite différente de celle de la planète. Cette solution, qui nécessite des modélisations et des calculs très poussés, n'existe pour l'instant qu'à l'état de théorie.

Pour les astéroïdes de taille comprise entre cinquante mètres et plusieurs centaines de mètres, la technique de l'impacteur cinétique consiste à envoyer une fusée heurter à très grande vitesse l'astéroïde, à un endroit et avec une vitesse précise. La mission américano-européenne AIDA mettra à l'épreuve cette solution, avec l'engin autoguidé baptisé DART. En 2022, il devra percuter la lune de l'astéroïde Didymos, afin d'observer la réaction de l'objet céleste.

Pour les astéroïdes de taille supérieure à un kilomètre, la solution envisagée est de lancer une ogive nucléaire dans l'espace pour la faire exploser à proximité de l'astéroïde. Le risque est de générer plusieurs morceaux au comportement imprévisible, qui pourraient donc être plusieurs à percuter la planète en suivant leur nouvelle trajectoire. Seuls des travaux de simulation étudient cette idée, car les objets de grande taille sont quasiment tous identifiés et ne posent aucun problème pour les siècles à venir.

En savoir plus

Une sonde à l'assaut d'un astéroïde, sur Sciences en ligne

La journée mondiale des astéroïdes, sur Explorathèque

» lire tous les articles 1 2 3 4 5 6 7 8
sciences en ligne
exploratheque
du premier stage au premier emploi


Thomas Pesquet redescend sur Terre
Après une mission scientifique de deux cents jours à bord de la station spatiale internationale, la capsule Soyouz ramenant Thomas Pesquet et Oleg Novitski a atterri sur Terre.

La fin d'une mission de deux cents jours

Ce vendredi 2 juin 2017, le spationaute français Thomas Pesquet et le cosmonaute russe Oleg Novitski ont quitté l'ISS (International Space Station), qui gravite à 400 km de la Terre. Après un séjour de près de 200 jours dans l'espace, soit six mois et demi, dans à peine 400 m3 habitables, il leur a fallu trois heures et une vingtaine de minutes pour atterrir, vers 16 h 10 selon l'heure de Paris, dans les steppes du Kazakhstan.

Lors de cette mission, Thomas Pesquet a réalisé deux sorties dans l'espace, qui se sont parfaitement bien déroulées. Il a également participé à 78 expériences scientifiques prévues dans son programme, dont sept sous l’égide du CNES (Centre national des études spatiales). Le tout en partageant son aventure sur les réseaux sociaux.

Les étapes d'une redescente

Les deux hommes ont quitté l'ISS à bord du vaisseau russe Soyouz, qui s'est désarrimé de la station spatiale un peu avant 13 heures. Deux heures et demie plus tard, situé à une distance sans danger de la station, les moteurs principaux de la capsule Soyouz sont activés pendant un peu moins de cinq minutes pour la manœuvre de désorbitation. En amorçant sa descente, il se scinde en trois parties. Le module orbital et le module de service s'éloignent et brûlent dans l'atmosphère, tandis que le module de descente se réoriente pour mettre en avant son bouclier thermique. En traversant l'atmosphère, les frottements lui font affronter des températures allant jusqu'à 1600 °C, ce qui coupe momentanément les communications radio.

Lors de la rentrée atmosphérique, du fait de la décélération, les voyageurs de l'espace retrouvent brutalement la gravité terrestre, en ressentant jusqu'à quatre fois leur poids. À une dizaine de kilomètres d'altitude, les parachutes se déploient, freinant encore Soyouz, suivis de la grande voile de mille mètres carrés. À quelques mètres de la surface, enfin, les rétrofusées finissent de ralentir le module. Dès que celui-ci touche le sol, les équipes de récupération et de secours se dirigent vers le point d'atterrissage. Les deux hommes sont extraits de la capsule, avant de suivre une batterie d’examens médicaux à visée scientifique, qui permettront à une équipe médicale de l'Agence spatiale européenne de surveiller leur réadaptation à la gravité.

En savoir plus

Mission Proxima, un vol pour l'avenir, sur Sciences en ligne

Thomas Pesquet en contact radio avec des élèves, sur Explorathèque

Le live du vendredi 2 juin 2017, sur franceinfo

Le site Proxima, du CNES

Arthur Jeannot
Twitter Facebook Google Plus Linkedin email