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Bioacoustique et applications

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En 1871, Charles Darwin signalait l’existence de signaux non vocaux chez certains oiseaux, produits par leurs plumes, lors de leurs parades amoureuses. Des chercheurs de l’université nationale d’Australie ...

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Le prix Nobel de Chimie 2017 a été attribué à trois scientifiques pour leurs travaux permettant l'avènement de la cryo-microscopie électronique. Cette technique d'imagerie consiste à geler les molécules ...

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Tchouri ou l'âge des comètes

La mission Rosetta de l'ESA a montré que la comète « Tchouri » (67P Churyumov-Gerasimenko), sur laquelle l'atterrisseur de la sonde a fini par s'écraser, est composée à près de 40 % de molécules organiques. D'après les travaux de Jean-Loup Bertaux, du Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (CNRS/UPMC/Univ. Versailles–Saint-Quentin-en-Yvelines), et Rosine Lallement, du laboratoire Galaxies, étoiles, physique et instrumentation (Observatoire de Paris/CNRS/Université Paris Diderot), ces molécules organiques auraient été formées dans le milieu interstellaire, avant la formation du système solaire.

En effet, l’on sait grâce à l’étude de la lumière des étoiles, et notamment des bandes diffuses interstellaires (« Diffuse Interstellar Bands », DIB), que des molécules organiques complexes sont présentes en quantité dans le milieu interstellaire. Dans les nuages interstellaires très denses, et notamment ceux dans lesquels une étoile va se former, les DIB ont tendance à diminuer parce que, d’après l’hypothèse émise par les deux chercheurs, les molécules organiques s’agglutinent et ne peuvent plus absorber autant de lumière. Le processus de formation des comètes, par agglutination non violente de petits grains de matières, aurait permis à ces molécules préexistantes au système solaire d’être préservées et identifiées 4,6 milliards d’années plus tard au sein de Tchouri.

Pour connaître la nature exacte de cette mystérieuse matière interstellaire, il faudra mettre sur pied une mission spatiale de collecte d’échantillons destinés à revenir sur Terre pour être analysés en laboratoire. En tout cas, si la matière organique des comètes provient bien du milieu interstellaire et qu’elle a joué un rôle dans l’apparition de la vie dur terre, rien n’interdit de penser qu’il en est de même ailleurs dans l’univers.

publié le 25 septembre 2017

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Les protéines du tardigrade
Les qualités de résistance extrêmes du tardigrade ont permis de mettre en évidence les propriétés de préservation des protéines intrinsèquement désordonnées.

Publié le 27 avril 2017

Que sont les protéines intrinsèquement désordonnées (PID) ?

François-Xavier Theillet, chercheur à l'I2BC (Institut de biologie intégrative de la cellule, rattaché au CEA, au CNRS et à l'université Paris Sud) étudie ces PID et les agrégats qu'elles peuvent former dans le cadre d'études sur les maladies neurodégénératives.

« La plupart des protéines connues adoptent une structure stable, c'est-à-dire un repliement stable, comme une pelote de laine bien enroulée. Elles sont donc relativement compactes, avec une surface et une fonction bien déterminées. Les PID, elles, ressemblent à une pelote de laine déroulée, sans repliement stable, même si elles peuvent se structurer lorsqu'elles interagissent avec des partenaires. Elles sont dans des conformations relativement désordonnées, moins compactes, elles sont donc plus flexibles et leurs zones d'interaction sont plus variées.

Les PID sont souvent impliquées dans les interactions entre protéines au sein de la cellule, ce qui permet notamment la transmission des informations. Elles sont essentielles pour, par exemple, réguler la multiplication et la différenciation cellulaire. De manière moins spécifique, elles ont aussi la capacité de changer les propriétés physiques de leur environnement, comme on l'observe chez le tardigrade. »

L'étude du tardigrade

Les tardigrades sont des invertébrés, que l'on peut qualifier d'extrêmophiles car ils présentent de fortes capacités de résistance. Ils sont notamment capables de résister à une forte perte d'eau, la dessiccation, en entrant dans un état dit de cryptobiose. Une équipe de l'université de Caroline du Nord a montré qu'une telle capacité de résistance provenait des fameuses protéines intrinsèquement désordonnées.

Les scientifiques ont identifié les gènes codant pour ces protéines, surexprimés lorsque les tardigrades subissent une dessiccation progressive. En induisant la production de ces protéines dans une levure et une bactérie par une manipulation génétique, des organismes plus résistants à la dessiccation ont été obtenus. Cette expérience a mis en évidence le rôle de ces protéines dans la cryptobiose des tardigrades.

Une hypothèse est que, grâce à leur malléabilité, les protéines forment une matrice qui protège les molécules sensibles en son sein. Chez le tardigrade, cela s'accompagne sans doute d'autres mécanismes comme le ralentissement du métabolisme ou la réparation de l’ADN abîmé.

Des pistes de conservation

Les phénomènes physiques ne sont pas encore bien décrits, mais les pistes de recherche sont ouvertes. Ces protéines pourraient être utilisées pour lyophiliser des médicaments ou des vaccins. On pourrait les conserver longtemps et facilement, puis les réhydrater au moment voulu, par exemple au terme d'un transport entre deux laboratoires. Dans ce cas, des essais cliniques seraient nécessaires pour garantir l'innocuité de ces protéines.

D'autres protéines du tardigrade sont étudiées dans le monde, comme les Dsup (pour Damage suppressor) qui limitent les atteintes génétiques provoquées par les rayons X. De telles propriétés permettraient d'établir des radiothérapies ciblées, ou de manière plus générale de préserver autrement les matériaux biologiques.

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Tardigrades Use Intrinsically Disordered Proteins to Survive Desiccation, Molecular Cell

Le tardigrade, un animal capable de survivre dans l’espace, En quête de sciences

Tardigrade : ces super-pouvoirs dont vous ne verrez jamais la couleur, France Culture

Interactions, sur Sciences en ligne

Arthur Jeannot
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