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Des crustacés pour produire du biocarburant?

Crustacés xylophages

Les Limnories lignorum ou Limnories du bois sont de petits invertébrés xylophages capables d'ingérer le bois immergé dans l'eau de mer. Ils jouent ainsi un rôle important dans l'écosystème littoral en participant au recyclage ...

Génomique et médecine personnalisée

L'essor de la génomique

L'intégralité du génome humain a été séquencée, de manière globale, au début des années 2000, dans le cadre d'un projet scientifique d'ampleur inédite. 3 milliards de bases (nucléotides) ont ...

Mercure et environnement

Un comité international de scientifiques a produit une évaluation mondiale du mercure pour l'UNE (Nations Unies pour l'environnement). Le rapport de 2018 démontre une augmentation significative du mercure dans l'atmosphère avec une ...

La bouche artificielle

Comprendre le rôle de la bouche

Tous les jours, plusieurs fois par jour, la bouche effectue la manducation. La manducation est l'action qui regroupe les opérations antérieures à la digestion que sont la préhension, la mastication, l'insalivation, la ventilation et la déglutition.

Nouvelle exploration du sol martien

© NASA/JPL-Caltech

Douzième mission du programme Discovery de la NASA, et unique mission de 2018, InSight (INterior exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport) a été lancée le 5 mai 2018 et arrivera à destination de Mars le 26 novembre prochain. Son but est d'affiner ...

Des bactéries résistantes aux radiations

© DR / KAERI / A. De Groot

Des rayons nocifs

La radioactivité se caractérise par l'émission de rayonnements alpha, bêta et gamma. Les dommages induits par ces rayonnements ionisants ...

Le nouvel or vert

Fabien Esculier, chercheur à l’École des Ponts ParisTech, a récemment publié les résultats de ses recherches portant sur une gestion alternative des urines et matières fécales. Ces recherches font partie du programme OCAPI (Optimisation des cycles Carbone, Azote et Phosphore en ville) qui ...

BepiColombo

(C) ESA. BepiColombo
La mission spatiale BepiColombo, lancée le 20 octobre 2018, depuis le Centre Spatial de Kourou en Guyane, se dirige vers Mercure.

Deux orbiteurs pour étudier Mercure

Après les sondes américaines Mariner10 en 1973 et Messenger en 2004, BepiColombo est la troisième mission ayant pour objectif d'explorer la surface et l’environnement de la planète Mercure. Pourquoi Mercure ? Parce que cette planète du système solaire présente un grand intérêt scientifique. D'une part, l'étude de cette planète rocheuse située à environ 58 millions de kilomètres du Soleil (contre 108 millions km pourVénus et 150 millions km pour la Terre) devrait permettre de mieux comprendre la formation du système solaire. D'autre part, la quasi absence d'atmosphère reste une énigme, même si elle reçoit dix fois plus de radiations solaires que la Terre. L'origine du champ magnétique intrinsèque de Mercure reste également inexpliqué.

Lancée depuis le Centre Spatial de Kourou en Guyane, BepiColombo est une mission très complexe, fruit d'une collaboration entre les agences spatiales européenne ESA (European Space Agency) et japonaise JAXA (Japan Aerospace Exploration Agency). BepiColombo comprend deux engins spatiaux qui graviteront sur deux orbites distinctes de Mercure. Le premier orbiteur, MMO (Mercury Magnetospheric Orbiter), sous la responsabilité de JAXA, va permettre d'étudier la magnétosphère et le champ magnétique de la planète, mais également d'analyser des poussières interplanétaires. Quant à la seconde sonde, MPO (Mercury Planetary Orbiter), développée par l'ESA et rebaptisée Bepi, elle est dédiée à l'étude de la surface, la composition géologique et l'"exosphère" de Mercure, cette atmosphère très diffuse.

L'hostilité de l'environnement de Mercure, soumis à des radiations et à des écarts de température extrêmes ( 430° C le jour et -180°C la nuit), rend très délicat l'envoi de sondes spatiales et d'instruments de mesure et représente un défi technologique en terme de matériau en particulier. Notons également que la durée prévue du trajet vers Mercure est de 7 ans !

Un spectrométre ultra-sensible

Lorsqu'un électron d'une espèce chimique donnée (atome, ion, molécule) absorbe un photon, il passe d'un état au repos à un état excité. L'excitation ne durant qu'un très court instant (entre 1 et 100 nanosecondes), l'électron retourne à son état d'énergie fondamentale en émettant un photon d'une longueur d'onde propre à l'espèce. Conçu par le LATMOS (Laboratoire Atmosphères, Milieux et Observations Spatiales), l'instrument PHEBUS (Probing of Hermean Exosphere By Ultraviolet Spectroscopy) est un double spectromètre optique qui a la particularité de pouvoir détecter des longueurs d'ondes très courtes, allant de l'extrême ultraviolet (EUV : 55-155 nm) à l’ultraviolet lointain (FUV : 145-315 nm). Pour détecter les très faibles émissions de l'exosphère de Mercure, une sensibilité très élevée ainsi qu'une forte atténuation de la lumière parasite sont requises. C'est pourquoi l'instrument est doté d'un système collecteur de lumière, lui-même composé d'un déflecteur de lumière parasite (baffle) et d'un miroir parabolique faisant office de télescope d’entrée. Les photons observés sont ensuite séparés en fonction de leur longueur d'onde.

Avec ce dispositif, PHEBUS devrait être en mesure de détecter des métaux (silicium, magnésium, fer), des gaz rares (argon, néon) et des traces d’hydrogène et d’hélium.
Publié le 20/10/2018

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Espoirs pour les diabétiques
Des recherches récentes permettent d'espérer de nouveaux traitements du diabète de type 1.

Image : Un îlot pancréatique de Langerhans exprimant le peptide antimicrobien immunorégulateur CRAMP (en rouge). Les cellules bêta productrices d’insuline sont visibles en vert et les cellules alpha productrices de glucagon sont en bleu. (source : Inserm © Julien Diana)

Moins connu que le diabète de type 2, le diabète de type 1 est une maladie auto-immune très lourde pour les 42 millions de personnes touchées dans le monde. Le seul traitement disponible est le contrôle de la glycémie par de multiples injections d'insuline chaque jour.

De l’insuline sous forme orale pour prévenir le diabète de type 1

Des chercheurs américains ont lancé une vaste étude aux Etats-Unis pour mesurer l’efficacité de l’insuline, prise sous forme de capsule orale, dans la prévention du diabète de type 1. Les personnes suivies par cette étude ont en commun d’avoir un parent proche atteint de diabète de type 1 et présentent des anticorps responsables de l’apparition de cette forme diabète sans en avoir les symptômes. Les chercheurs ont constaté une évolution du système immunitaire de ces personnes qui pourrait prévenir l’apparition du diabète type 1. L’échantillon suivi est encore trop faible pour juger de l’efficacité de ce traitement, mais les résultats donnent bon espoir. Une étude complémentaire en cours apportera, on l’espère, des réponses satisfaisantes.

Des bactéries pour protéger le pancréas

Pour comprendre le rôle de la flore intestinale dans la protection contre le diabète, il faut comprendre à quoi est due cette maladie. Le diabète de type 1 est déclenché par une réaction auto-immune, qui détruit de manière incontrôlée les cellules pancréatiques des îlots de Langerhans qui produisent l’insuline, hormone régulatrice du taux de glucose dans le sang. Les chercheurs de l’Inserm, sous la direction de Julien Diana, se sont appuyés sur l’étude des souris pour mieux comprendre le fonctionnement de la maladie. Ils ont découvert que loin d’être passives, les cellules du pancréas étaient en temps normal capables de se défendre en produisant des peptides antimicrobiens, les cathélicidines, capables de stopper les cellules auto-agressives. Dans le cas des souris diabétiques, ces peptides ne sont pas synthétisés et ne permettent pas de protéger les cellules du pancréas. Or la production de ces peptides est stimulée par la présence dans le sang d’un acide gras à courte chaîne, le butyrate, émis par certaines bactéries de la flore intestinale. Ce sont ces bactéries qui sont justement absentes ou en plus faible quantité chez les souris diabétiques. Les chercheurs ont tenté un transfert de bactéries de la flore intestinale d’une souris saine à celle d’une souris malade, ce qui a conduit à une nette réduction de l’incidence du diabète chez ces souris. D’autres résultats indiquent que ce processus pourrait être appliqué chez l’homme, notamment grâce à la méthode du transfert fécal, déjà utilisée avec succès pour traiter d’autres troubles de la flore intestinale.

Des greffes de pancréas pour éviter les crises d’hypoglycémie

Les cas les plus sévères de diabète de type 1 entraînent des crises d’hypoglycémie sévère à répétition qui compromettent lourdement la vie et la santé des personnes malades. La greffe de cellules pancréatiques, les îlots de Langerhans, qui a été effectuée par le Dr Bernhard J. Hering, sur des personnes pour lesquelles les autres traitements avaient échoué, a permis à ces patients de retrouver une glycémie proche de la normale de manière continue et de diminuer dans une grande mesure leurs crises d’hypoglycémie. Cette étude est une bonne nouvelle pour les nombreux patients qui vivent des crises sévères d’hypoglycémie malgré la pompe à insuline et la surveillance en continu de leur taux de glucose.

Lutter contre l'autodestruction

Une nouvelle piste consiste à induire un profil de lymphocytes T, appelés CD4 cytolytiques, ciblent censés neutraliser les cellules immunitaires impliquées dans la destruction des cellules bêta du pancréas, sécrétrices d’insuline. Un essai clinique est en cours.

Publié le 14/11/2017


Pour en savoir plus :

Sur le diabète de type 1

Sur le rôle des bactéries dans la protection du pancréas

La Fédération Française des Diabétiques

L’association pour la recherche sur le diabète

Pauline Armary
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