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Les 90 ans du mot astronautique

En 1927, le mot « astronautique » apparaît pour la première fois dans un bulletin officiel de la Société Astronomique de France, sous la plume de l'ingénieur en aéronautique Esnault-Pelterie  ; dans sa brochure, il tente d'accréditer cette nouvelle science considérée ...

Le canal à houle

(C) Marlene Thyssen. CC Bys 4.0

L’impact du changement climatique sur le littoral

Selon un dernier rapport du GIEC, les océans se seraient élevés de plus de 20 cm depuis la fin du XIXe siècle, et cette élévation pourrait atteindre 1 mètre d'ici ...

La stabilité du collagène

(C) Iramis - CEA. La spectrométrie de masse permet de sonder la stabilité de modèles de la triple hélice de collagène après irradiation.

Le collagène

Les propriétés mécaniques des tissus humains tels la peau, les ongles ...

Diatomées marines et climatologie

Diatomées pennées. Auteur : UBO

La pompe biologique de carbone
Les océans, qui contiennent 65 fois plus de dioxyde de carbone (CO2) que l’atmosphère, jouent un rôle crucial dans la régulation du climat. Ils sont en effet capables d’échanger ...

Emilie du Châtelet (1706-1749)

Longtemps ignorée, Emilie du Châtelet incarne désormais la femme des Lumières par excellence. Il aura fallu attendre le XXe siècle et un regain d'intérêt pour l'Histoire féminine pour que d'aucuns s'intéressent à la première femme authentiquement scientifique. ...

De la lumière superfluide

C'est la récente prouesse d'une équipe italo-canadienne réunissant l'Ecole Polytechnique de Montréal et le CNR Nanotec de Lecce : produire une lumière capable de s'écouler comme un liquide "parfait", entourant le moindre obstacle sans jamais s'évanouir. ...

Clichés d'astéroïdes

(C) ESO/Vernazza et al. Dans le sens des aiguilles d’une montre en partant du haut à gauche, les astéroïdes Amphitrite, Bamberga, Pallas et Julie.

Les observations

L'instrument SPHERE (Spectro-Polarimètre à Haut contraste dédié ...

Des signaux électriques chez les bactéries

(C) By Lamiot - Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20798283

Depuis la fin des années 1970, les microbiologistes savent que, chez de nombreux microorganismes, la vie communautaire passe par la production d’une matrice adhésive extracellulaire constituée de polymères qu’ils excrètent. Ce tapis appelé biofilm sur lequel ils se développent et qui les lie, joue notamment le rôle d’un support permettant la communication entre les cellules. Si, par exemple, la nourriture vient à manquer à des bactéries situées au centre d’une colonie, celles à la périphérie arrêtent la production du biofilm, si bien que la colonie cesse de croître. Jusqu’à récemment, on pensait que c’est grâce des molécules excrétées au centre et migrant par diffusion vers l’extérieur que les cellules périphériques sont averties. Mais grâce à des expériences menées à l’Université de San Diego en Californie, il apparaît qu’il s’agit en fait de signaux électriques, lesquels se révèlent beaucoup plus efficaces pour la communication que les messages chimiques. Il a été démontré que le manque de nourriture provoque l'expulsion d’ions potassium (K+) hors des bactéries. Ces ions déclenchent à leur tour l’émission de K+ par d’autres bactéries et ainsi de suite. Ainsi, c’est une onde de « libération de K+ » qui se propage de proche en proche, à quelques millimètres par heure, et parvient aux cellules à la périphérie de la colonie, lesquelles cessent alors la production de biofilm. Les chercheurs ont ensuite montré que le nuage d’ions K+ qui poursuit son chemin hors du biofilm permet de recruter des bactéries libres qui viennent alors se joindre à la colonie. Chose extraordinaire, cela attire non seulement les bactéries de la même espèce mais aussi d’autres bactéries ! Par ailleurs, ces mêmes ions K+ permettent à deux biofilms de communiquer. Ainsi, sous certaines conditions, les colonies se synchronisent : pendant que l’une se nourrit, l’autre marque une pause et inversement, ce qui leur permet de gérer la nourriture de façon optimale. Cette grande découverte, à savoir la communication électrique entre les bactéries, soulève une question intéressante : sachant que les signaux électriques le long des neurones se propagent grâce à la sortie d’ions K+, cette communication électrique bactérienne serait-elle l’ancêtre du neurone ?

Publié le 28/11/2017

En savoir plus

https://www.scientificamerican.com/article/bacteria-use-brainlike-bursts-of-electricity-to-communicate/

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Un milliard d'étoiles à l'étude
Lancé en 2013, le satellite européen Gaia observe depuis lors les étoiles de notre galaxie, la Voie Lactée. Cette semaine, l’ESA se félicite de la cartographie du ciel la plus détaillée jamais réalisée.

L’astrométrie, cette science des positions et des mouvements des objets célestes, est sous le feu des projecteurs grâce à Gaia. L’Agence spatiale européenne (ESA) et le Consortium DPAC - une collaboration de 450 scientifiques issus de 25 pays européens - ont choisi la date du 14 septembre 2016 pour dévoiler au public la moisson de données récoltée par ce satellite depuis fin 2013, soit mille jours après son lancement.

Les observations de Gaia constituent « le premier Catalogue décrivant en détail l’état du ciel au début du XXIe siècle », selon l’Observatoire de Paris. Et pour cause : il fournit les positions de plus d’un milliard d’étoiles dans la Voie Lactée -soit de l'ordre de 1% de la galaxie-, avec une précision inégalée de 0,5 à 15 millièmes de seconde de degré. A titre de comparaison, 1 millième de seconde de degré est l'angle sous lequel on verrait une pièce de 1 euro placée à 4 000 km !

Mais Gaia n’est pas la première mission du genre lancée par l’ESA. Déjà, dans les années 90, le satellite Hipparcos avait permis d’établir un catalogue de 2,5 million d’étoiles dans la Voie Lactée. Un recul qui permet d’en apprendre davantage aujourd’hui sur ces astres. Grâce à la combinaison de données d’Hipparcos et Gaia, deux millions d’étoiles voient ainsi leurs mouvements et leur distance à la Terre connues avec une précision jamais atteinte auparavant. « C’est une avancée majeure très attendue pour toutes les études sur la physique des étoiles et la compréhension de notre galaxie », lit-on sur le site de l’Observatoire de Paris, qui s’implique depuis 20 ans dans le projet Gaia. Autre acteur français majeur : le Cnes, via la mise en œuvre d’un centre de traitement pour 40% du volume - astronomique - de données.

Et l’exploration se poursuit. Prochainement, Gaia recensera et mesurera aussi un très grand nombre de naines brunes, de planètes extrasolaires, d’astéroïdes, de supernovae et de galaxies. Ses observations dans la durée apporteront des données encore plus précises sur les étoiles déjà recensées. « Dès l’automne 2017, de nouveaux résultats seront publiés, avec cette fois les vitesses et les distances du 1.15 milliard d’étoiles du catalogue Gaia, avec en outre leurs photos d’identité (température, âge, composition…) », prévoit Olivier La Marle, responsable du thème astronomie-astrophysique au CNES. De quoi apporter de nouveau du grain à moudre aux scientifiques sur l'origine et l'évolution de notre galaxie.

Pour en savoir plus :

Le site du Cnes

Crédit illustration : ESA/Gaia

La rédaction de Sciences en Ligne
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