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Cassini, la descente finale

Une mission exceptionnelle

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Vers un nouvel outil de génie génétique

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L'instrument Sphère et ses techniques de détection

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La microfluidique pour réduire la pollution

La physique de la microfluidique

La microfluidique, science des fluides au niveau du micromètre, est apparue au début des années 2000. Les phénomènes mettant en jeu les fluides existent partout dans la nature, ...

L'accélération de l'expansion de l'Univers

Le modèle cosmologique à l'épreuve

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Un tamis moléculaire plus performant et vert

La purification du gaz naturel

Le gaz naturel extrait du sol a besoin que l'on élimine l'eau et le dioxyde de carbone qu'il contient, afin que seul le

Dévier les astéroïdes géocroiseurs

Quels astéroïdes nous menacent ?

Les astéroïdes sont des corps rocheux errant dans l'espace, d'un diamètre compris entre dix mètres et mille kilomètres. Plusieurs millions d'entre eux gravitent dans le système solaire, notamment entre Mars et Jupiter dans la ceinture principale d'astéroïdes, ou encore, dans la ceinture de Kuiper au-delà de Neptune. Par le jeu des perturbations gravitationnelles, leur trajectoire les fait parfois croiser notre orbite, auquel cas on les appelle des géocroiseurs. Lorsqu'il pénètrent dans l'atmosphère et atteignent la surface, il s'agit de météorites.

Comme les comètes, les astéroïdes ont contribué à l'apparition de la vie sur Terre en y apportant de l'eau et des matériaux organiques, mais ils ont aussi provoqué des destructions, directement par leur impact ou indirectement par leurs effets sur le climat et les écosystèmes. Le risque d'être touché par un astéroïde est faible à l'échelle d'une vie humaine, mais certain sur la durée, avec des effets dévastateurs s'il tombe sur une zone densément peuplée.

La communauté scientifique parvient aujourd'hui à surveiller 90% des objets célestes de plus de 1 kilomètre, 30% des astéroïdes de 160 mètres et plus et 1% des corps de plus de 30 mètres, ces derniers pouvant détruire une ville. Les efforts s'accroissent pour mieux les recenser et développer des missions permettant de réagir à leur éventuelle venue. Leur potentiel de dangerosité est classé selon l'échelle de Turin, graduée de 0 à 10, 10 signifiant une collision frontale avec la planète.

Trois techniques pour dévier un astéroïde

Pour se protéger d'une collision dangereuse, il faut s'adapter aux risques possibles. Ainsi, pour les astéroïdes de taille inférieure à 50 mètres avec un temps d'impact très court, la seule possibilité est de prédire le point d'impact et d'évacuer la zone concernée. Si l'objet est plus gros ou le temps avant l'impact plus long, trois techniques sont à l'étude pour faire dévier l'astéroïde et éviter la collision.

Pour les astéroïdes de taille inférieure à cinquante mètres avec un temps d'impact suffisant, la méthode du tracteur gravitationnel consiste à envoyer un assemblage assez massif de satellites artificiels près de l'astéroïde. La force de gravitation va alors modifier la vitesse et la trajectoire de l'astéroïde, l'envoyant sur une orbite différente de celle de la planète. Cette solution, qui nécessite des modélisations et des calculs très poussés, n'existe pour l'instant qu'à l'état de théorie.

Pour les astéroïdes de taille comprise entre cinquante mètres et plusieurs centaines de mètres, la technique de l'impacteur cinétique consiste à envoyer une fusée heurter à très grande vitesse l'astéroïde, à un endroit et avec une vitesse précise. La mission américano-européenne AIDA mettra à l'épreuve cette solution, avec l'engin autoguidé baptisé DART. En 2022, il devra percuter la lune de l'astéroïde Didymos, afin d'observer la réaction de l'objet céleste.

Pour les astéroïdes de taille supérieure à un kilomètre, la solution envisagée est de lancer une ogive nucléaire dans l'espace pour la faire exploser à proximité de l'astéroïde. Le risque est de générer plusieurs morceaux au comportement imprévisible, qui pourraient donc être plusieurs à percuter la planète en suivant leur nouvelle trajectoire. Seuls des travaux de simulation étudient cette idée, car les objets de grande taille sont quasiment tous identifiés et ne posent aucun problème pour les siècles à venir.

En savoir plus

Une sonde à l'assaut d'un astéroïde, sur Sciences en ligne

La journée mondiale des astéroïdes, sur Explorathèque

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L’épidémie de SIDA : vers une résurgence ?
La 21e conférence internationale sur le SIDA s’est ouverte ce lundi à Durban, en Afrique du Sud. Si l’épidémie régresse, l’Onusida met en garde contre une possible résurgence du SIDA. Elle signifierait l’abandon de l’objectif de son éradication pour 2030.

La 21e conférence internationale sur le sida s’est ouverte lundi 18 juillet à Durban, en Afrique du Sud. Michel Sidibé, le directeur de l’Onusida a mis en garde contre une baisse inédite de financement de la recherche par les pays donateurs. L'objectif, fixé par l'ONU, de stopper l’épidémie de SIDA d’ici 2030 est mis à mal. "Le risque est d'avoir une résurgence de l'épidémie", a même averti Michel Sidibé, inquiet, à l'ouverture de la conférence. Le choix de la ville de Durban pour cette conférence organisée tous les deux ans est doublement symbolique. L’Afrique du Sud est le pays le plus touché par l’épidémie avec 7 millions de malades, et un taux de prévalence de 19,2 % dans la tranche d’âge de 15-49 ans. Pourtant, en 2000, un congrès, dans cette même ville, avait marqué un tournant historique dans la riposte mondiale contre l'épidémie. L’ancien président sud-africain, Nelson Mandela, y lancait un vibrant appel en faveur de l'accès aux traitements antirétroviraux pour tous les malades.

La courbe de progression a pourtant diminué

Depuis, la courbe de progression de l’épidémie s’est largement ralentie voire même inversée dans certaines régions du globe. Dans le monde : depuis 1997, les nouvelles infections au VIH ont diminué de 40%. Malgré cette baisse encourageante, l’Onusida a recensé encore 1,9 millions de nouvelles contaminations chaque année pour la période 2010-2015. En France, le chiffre stagne, depuis 10 ans, avec 6 000 nouveaux cas dépistés chaque année. Pourtant, si le pari de l’éradication de l’épidémie d’ici 2030 veut être tenu, l’Onusida a fixé pour l’horizon 2020, la cible 90-90-90. Celle-ci signifie que d’ici là, 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, que 90% de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement anti-rétroviral durable et que 90% des personnes qui reçoivent ce traitement n'aient plus de charge virale détectable. A quatre ans de cet objectif intermédiaire, nous sommes loin du compte puisque les estimations font état d’un résultat de : 57%-46%-38%.

Pour en savoir plus :

Basile Perrin-Reymond
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