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Des bactéries résistantes aux radiations

© DR / KAERI / A. De Groot

Des rayons nocifs
La radioactivité se caractérise par l'émission de rayonnements alpha, bêta et gamma. Les dommages induits par ces rayonnements ionisants ...

Le nouvel or vert

Fabien Esculier, chercheur à l’École des Ponts ParisTech, a récemment publié les résultats de ses recherches portant sur une gestion alternative des urines et matières fécales. Ces recherches font partie du programme OCAPI (Optimisation des cycles Carbone, Azote et Phosphore en ville) qui ...

BepiColombo

(C) ESA. BepiColombo
La mission spatiale BepiColombo, lancée le 20 octobre 2018, depuis le Centre Spatial de Kourou en Guyane, se dirige vers Mercure.

Deux orbiteurs pour étudier Mercure

Après les sondes américaines Mariner10 en 1973 et Messenger ...

Lasers à l'honneur pour le Prix Nobel 2018

Arthur Ashkin a été primé pour l'invention des «pinces optiques», dont le principe repose sur l'utilisation des forces liées à la réfraction d’un faisceau laser en milieu transparent. Cette force va alors permettre de maintenir et de déplacer des objets microscopiques, voire ...

L'enjeu des débris spatiaux

Des débris dangereux qui s'accumulent

Depuis le lancement de Spoutnik 1 en 1957, le nombre de satellites artificiels en orbite autour de la Terre n'a cessé de croître. En 61 ans, on compte plus de 5000 lancements d'engins dans l'espace. Actuellement, quelque 1500 satellites sont actifs ...

Lidar au service du climat

L'altimétrie satellitaire

Le satellite ICESat-2 a été mis en orbite à une altitude de 466 km, avec à son bord le système ATLAS (Advanced Topographic Laser Altimeter System). Ce système d'altimétrie par satellite va analyser l'état des calottes polaires ...

Fin de partie pour les lampes halogènes

Pourquoi en finir avec les halogènes ?

À cause de leur durée de vie assez courte (2000 heures en moyenne) et d'une efficacité lumineuse médiocre, les lampes halogènes sont devenues obsolètes, dans un contexte où la sobriété énergétique ...

Titan Krios

Une technologie de pointe pour visualiser des composantes microscopiques

Le Titan KriosTM est un microscope électronique doté d'une caméra ultrasophistiquée, capable de fournir des images révolutionnaires par leur résolution. Grâce à un grossissement de plusieurs millions, ce microscope permet de "voir" à l'échelle atomique (de l'ordre du dixième de nanomètre). Le Titan KriosTM n'est pas seulement impressionnant par ses performances sur le plan de l'imagerie : il est aussi totalement automatisé et peut traiter en simultané jusqu'à 12 échantillons. Il fournit des données numériques, à très haut débit : en une journée, le Titan KriosTM peut acquérir jusqu'à un téraoctet d'images, ce qui va du reste représenter un défi en termes de stockage informatique.

Le Titan KriosTM utilise la technologie de cryo-microscopie électronique, qui consiste à porter à -180°C les échantillons à étudier pour les protéger et les observer au plus près de leurs conditions naturelles. Développée dans les années 80, cette technique de microscopie électronique est beaucoup plus rapide et moins risquée que les méthodes traditionnelles qui présentaient des risques importants de dénaturation des protéines fragiles ou instables. Son développement a valu à ses créateurs le prix Nobel de chimie en 2017. 

Une infrastructure inédite

Le premier modèle de Titan KriosTM a été créé en 2008 par Thermo ScientificTM KriosTM Cryo-TEM en collaboration avec le Max Planck Institute of Biochemistry en Allemagne. Mais c'est une nouveauté que de l'installer en milieu urbain, ce qui fait du modèle inauguré ce jour l'un des plus grands (d'une hauteur de près de 4m) et des plus puissants microscopes implanté en ville dans le monde. Son installation a nécessité de nombreux aménagements, notamment un bâtiment dédié, le bâtiment Nocard, avec son propre système d'aération pour garantir un environnement stable (température, taux d'humidité, vibration et source d'azote constants), ainsi que des murs intérieurs blindés pour échapper à tous les champs magnétiques extérieurs (dus au métro, aux téléphones ou au wifi par exemple).

Un atout pour la recherce médicale

Ces intallations vont permettre de créer une gigantesque bibliothèque d'images 3D de virus, de composants cellulaires ou de complexes de protéines. Grâce à ces données biologiques, les spécialistes vont pouvoir en savoir plus sur le fonctionnement et le développement de ces structures. Ces moyens d'observation pourraient ainsi conduire à des avancées dans de nombreuses disciplines, telles l'immunologie, les neurosciences, la biologie cellulaire, la bactériologie, la virologie, la parasitologie. Par exemple, ils pourraient contribuer à la conception de nouvelles stratégies pour la prévention des virus notamment. 

Publié le 13/07/2018

En savoir plus : document de presse de l'Institut Pasteur

Crédit image : Cryomicroscope électronique à balayage en transmission de 300 kV FEI Titan Krios, doté d’un filtre d’image Gatan (GIF), mention source : Tom Inoue (https://navigator.innovation.ca/fr/facility/mcgill-university/installation-de-recherche-en-microscopie-electronique)

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L’économie circulaire du béton
Le recyclage du béton est un problème délicat qui trouve progressivement des solutions.

Pendant de longues années, le béton n’était pas recyclé et finissait systématiquement son cycle de vie enfoui sous terre. Le schéma traditionnel, qui a longtemps été le seul en vigueur, était linéaire : extraire les minéraux, fabriquer le béton, l'utiliser puis le jeter. En plus de la pollution, les industriels sont longtemps passés à côté d’une valorisation possible de ces déchets. Aujourd’hui, c’est un véritable virage en faveur de l’économie circulaire que ces professionnels ont pris. Avec l’appui du CERIB (Centre d'études et de recherches de l'industrie du béton), leur optique est de concevoir des ouvrages faciles à déconstruire, d’opérer de façon sélective pour trier et séparer les matériaux puis de les recycler. A terme, l’ojectif est d’utiliser les matériaux recyclés pour d’autres emplois ou pour être intégrés au béton. Concrètement, 80% du béton démoli est, aujourd’hui, trié et réutilisé. Soit, après traitement (concassage, tri), comme sous-couche pour la construction d’infrastructures routières, soit incorporé au sable et au ciment pour produire à nouveau du béton.

Des améliorations possibles
L’État s’est, lui aussi, engagé pour faire évoluer cette démarche de valorisation des déchets : « Le Plan national Déchets, Directive cadre déchets vise à transformer un déchet en une nouvelle ressource, et en particulier à accélérer le recyclage et la valorisation des ressources minérales, qui sont par nature les plus faciles à recycler », explique François-Michel Lambert député, président de l’Institut de l’Économie Circulaire. La mise à disposition auprès des acteurs de la construction, de solutions permettant de préserver les ressources, mais aussi de limiter la production de déchets non réutilisés facilite cette démarche d’économie circulaire. Rémi Galin, chef du Bureau de la Gestion et de la Législation des Ressources Minérales Non Energétiques du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer confirme : « Il existe des tendances fortes favorisant l’Industrie du Béton, grâce au recyclage et à la réutilisation de matériaux. » Toutefois, des points de tensions subsistent pour rendre complètement efficaces les principes de l’économie circulaire : conception de produits démontables, gestion des déchets sur les chantiers, organisation de leur collecte avec des centres intermédiaires. Par exemple, les travaux de voirie sont parmi les plus gros producteurs de déchets de béton mais aussi ceux qui pourraient utiliser le plus de déchets recyclés. Or, les centres de tri sont bien souvent trop éloignés de ces chantiers et les navettes ne sont pas efficaces.

Exemples de projet :
- RECYBETON : ce projet national, réunissant tous les types d’acteurs de la chaîne de la construction, vise à valoriser la réutilisation de béton issu de la démolition de bâtiments dans du nouveau béton sans toutefois altérer sa qualité.
- DEMODULOR : ce projet, soutenu par l’ADEME, vise à proposer des solutions constructives de prévention de la production de déchets, grâce à une approche systématique de démontabilité. Le but est de faciliter la séparation des systèmes et composants sur le chantier, la séparation des matériaux en vue d’un recyclage, la réutilisation ou le réemploi des matériaux et composants.
- BIM (modélisation des données du bâtiement) : l’objectif de ce projet, soutenu par le Plan de Transition Numérique du Bâtiment, est de s’appuyer sur des maquettes numériques incluant diverses données sur les éléments en béton pour améliorer la traçabilité des produits et leur récupération.

Pour en savoir plus : 
Le site du Centre d'études et de recherches de l'industrie du béton
Le site du projet RECYBETON

Basile Perrin-Reymond
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